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mercredi 18 décembre 2024

Syndrome des ovaires polykystiques SOPK : une piste impliquant l’hormone œstradiol pour mieux comprendre cette maladi

 

Syndrome des ovaires polykystiques SOPK : une piste impliquant l’hormone œstradiol pour mieux comprendre cette maladie

Clémentine Marie, Université Paris Cité

Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) provoque de nombreuses anomalies, notamment du cycle menstruel, et représente la première cause d’infertilité féminine. De récentes études mettent en évidence un mécanisme qui bloque l’action de l’œstradiol, une hormone œstrogénique essentielle à l’ovulation.


Le syndrome des ovaires polykystiques (ou SOPK) reste encore peu connu du grand public. Il s’agit pourtant de la pathologie hormonale la plus fréquente chez les femmes en âge de procréer. Elle touche 5 à 10 % d’entre elles et représente ainsi la première cause d’infertilité féminine dans le monde.

Cette pathologie provoque des troubles de l’ovulation. Elle peut également occasionner plusieurs complications et « comorbidités », comme l’hyperpilosité, l’acné, ou des troubles métaboliques tels que le surpoids et l’obésité. Son nom prête à confusion et n’aide pas à la compréhension des mécanismes en œuvre. Car non, le syndrome des ovaires polykystiques n’est pas dû à des kystes.


Alors quelles sont les causes du SOPK ? Mes récents travaux de recherche ont mis en évidence un mécanisme qui implique l’oestradiol, une hormone de la famille des oestrogènes. L’œstradiol est essentiel à l’ovulation. Nous avons pu démontrer que, chez les femmes atteintes de SOPK, un mécanisme bloque l’action de cette hormone et l’empêche de jouer son rôle.

Ovulation : retour sur le processus physiologique

Pour mieux comprendre les mécanismes en cause, revenons d’abord au processus physiologique de l’ovulation.

La fécondation se produit quand un spermatozoïde et un ovocyte, couramment appelé « ovule », se rencontrent. Les hommes renouvellent leur stock de spermatozoïdes tous les deux mois et les expulsent lors de l’éjaculation. Les femmes, en revanche, naissent avec un stock d’ovocytes bien défini. En l’absence de contraception hormonale, elles expulsent un seul ovocyte (occasionnellement deux), une fois par mois, pendant environ 30 ans. Et tout ce mécanisme se passe dans les ovaires.

Or, chaque ovaire contient énormément d’ovocytes. Chaque ovocyte est entouré d’une sorte de capsule que l’on appelle un follicule. Son rôle : protéger et nourrir un ovocyte. Ce follicule, constitué de millions de cellules, évolue au cours du temps et grossit. L’ovulation se produit quand le follicule atteint une taille et un état de maturité suffisants, c’est-à-dire la capacité d’expulser l’ovocyte de l’ovaire.

L’ovulation vue comme un « concours de follicules »

Mais ce n’est pas si simple. En réalité, on pourrait comparer l’ovulation à « un concours de follicules ». Chaque mois, les dix follicules les plus matures vont se porter candidat pour expulser leur ovocyte. Mais il n’y aura qu’un seul gagnant. Pour gagner ce concours, chacun des dix follicules va produire une hormone féminine super puissante : l’œstradiol. Et l’œstradiol joue un rôle capital puisqu’il est, en quelque sorte, le grand sélectionneur du concours de follicule. Quand tous les follicules candidats baignent dans cet océan d’œstradiol, le concours commence.

Clémentine MARIE – Université Paris Cité – Finale nationale « Ma thèse en 180 secondes », 2024.

Très sévère, l’oestradiol observe chaque follicule candidat et procède à la sélection par élimination ! S’il estime qu’un follicule n’est pas suffisamment gros ou insuffisamment mature, il l’élimine en tuant ces cellules. La sélection est drastique, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un seul follicule. L’œstradiol induit alors la croissance des cellules de ce follicule qui, arrivé à maturité, expulse l’ovocyte de l’ovaire.

Le SOPK : quand l’ovulation devient chaotique

Mais chez certaines femmes, le processus ne se passe pas correctement. Tous les mois, trop follicules candidats – plus d’une vingtaine, soit le double de la normale – s’accumulent dans leurs ovaires. Les follicules sont si nombreux que l’ovaire des femmes concernées ressemble à une grande grappe de raisin, comme une masse de kystes. D’où le nom de « syndrome des ovaires polykystiques ».

Pourquoi est-ce un problème ? Nous pourrions penser que plus le nombre de follicules est grand, plus les chances d’expulser un ovocyte sont élevées. Mais ce n’est pas le cas. Pire, aucun de ces follicules en surnombre ne réussit à être sélectionné pour l’ovulation.

Des travaux autour de l’œstradiol, sélectionneur des follicules

Au début de ma thèse, ma première hypothèse de travail fut de penser que les follicules des femmes atteintes de SOPK ne produisaient pas d’œstradiol, ou alors en quantité insuffisante, ou encore que cet œstradiol n’était pas de bonne qualité.

C’était une piste légitime, puisque l’œstradiol est le grand sélectionneur des follicules par élimination. Un manque de production ou une mauvaise qualité d’œstradiol auraient donc pu être responsables de l’accumulation excessive des follicules dans les ovaires de ces femmes.

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Pour infirmer ou confirmer cette hypothèse, nous avons collaboré avec le service de médecine de la reproduction de l’Hôpital Antoine Béclère à Clamart dans les Hauts-de-Seine, et avons récolté des échantillons de follicules d’une cinquantaine de femmes atteintes de SOPK.

Nous avons procédé à plusieurs tests biologiques et réalisé de nombreuses expériences sur ces échantillons. Et finalement, les résultats ont infirmé cette première hypothèse. Chez les femmes atteintes de SOPK, les follicules produisent bien de l’œstradiol, en quantité normale et de bonne qualité. Donc le problème n’est pas là.

Dans le SOPK, une protéine bloque l’œstradiol

Nous avons poursuivi nos investigations en analysant de plus près la composition en protéines des follicules. Nous avons ainsi pu démontrer que les follicules de ces femmes produisent des quantités anormalement élevées d’une protéine qu’on appelle NCOR1.

NCOR1 est une protéine d’une extrême complexité. Son rôle physiologique s’exerce dans la quasi-totalité des tissus du corps humain et consiste à empêcher la production excessive d’autres protéines, comme un frein de production. Or il s’avère que NCOR1 est produit en trop forte quantité dans les ovaires de ces femmes. Cela signifie donc que le frein de production de protéines est trop fort.

Et il se trouve que ce frein bloque complètement l’action de l’œstradiol. Car même l’œstradiol, aussi puissant soit-il, a besoin de protéines pour agir. En freinant la production des protéines partenaires de l’œstradiol, NCOR1 l’empêche de sélectionner le follicule qui arrivera à maturité et libérera son ovocyte. Trop de frein, pas assez de protéines, pas d’action de l’œstradiol, pas de sélection, pas d’ovulation.

Maintenant que cette protéine a été identifiée, il reste à réfléchir aux moyens de limiter son action de freinage, de manière à ce que l’œstradiol puisse jouer son rôle de sélectionneur.

Quel rôle du surpoids ou de l’obésité associés au SOPK ?

Les troubles métaboliques induisent une diminution de la fertilité. La plupart des femmes atteintes de SOPK sont en surpoids, ou souffrent d’obésité. Nous nous demandons donc si cet excès de NCOR1 pourrait être due aux complications métaboliques rencontrées chez la majorité des femmes atteintes de SOPK.

Si tel est le cas, nous chercherons à identifier les acteurs métaboliques responsables de cette augmentation de la protéine NCOR1 et tenterons de freiner son activité localement dans les ovaires de ces femmes.

Si les troubles métaboliques ne sont pas impliqués dans l’augmentation de cette protéine, il nous faudra étudier l’impact de cette augmentation chez tous les profils (les spécialistes parlent de phénotypes) de femmes atteintes de SOPK, qui sont au nombre de quatre.

Le diagnostic du SOPK est en effet fondé sur l’existence de trois critères :

  • 1/ l’aspect polykystique des ovaires (visible en échographie)

  • 2/ l’hyperandrogénie, c’est-à-dire un excès d’hormones androgènes

  • 3/ la dysovulation voire l’anovulation, c’est-à-dire un dysfonctionnement ou une absence de processus ovulatoire.

Il est nécessaire que deux de ces trois critères soient présents pour établir un diagnostic de syndrome des ovaires polykystiques. Cela permet de distinguer quatre phénotypes différents de SOPK : Phénotype A (1/2/3), Phénotype B (2/3), Phénotype C (½), Phénotype D (1/3).

Ainsi, dans les prochaines étapes de nos travaux de recherche, nous allons chercher à déterminer si le blocage de l’oestradiol par augmentation de la protéine NCOR1 peut être généralisé à l’ensemble des femmes atteintes de SOPK ou s’il concerne un phénotype particulier, en l’occurrence le phénotype de type D qui est celui de notre étude.The Conversation

Clémentine Marie, PhD, Université Paris Cité

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

mardi 25 janvier 2022

Mesurer et comprendre les PMA réalisées hors de France

 

Mesurer et comprendre les PMA réalisées hors de France

Des manifestantes en faveur de la PMA pour toutes, le 30 janvier 2021, à Angers. Jean-François Monier/ AFP
Virginie Rozée, Institut National d'Études Démographiques (INED) et Elise de La Rochebrochard, Institut National d'Études Démographiques (INED)

La révision de la loi de bioéthique, qui encadre entre autre la procréation médicalement assistée (PMA), a été adoptée par le Parlement français en 2021 après des débats nombreux et intenses. Ces évolutions législatives restent néanmoins mesurées au regard des législations de bien d’autres pays, ne serait-ce qu’européens.

Il existe en effet une importante diversité des législations et des possibilités en matière de PMA. Cela entraîne des recours transnationaux : des personnes traversent les frontières de leur pays pour bénéficier d’une aide à la procréation. Ce phénomène ne concerne pas que la France, il s’observe dans de nombreux pays.

Si des études permettent de mieux comprendre les raisons de ce phénomène, peu d’entre elles permettent d’estimer statistiquement le nombre de personnes concernées. En Europe, seules deux études apportent des données chiffrées, mais avec d’importantes limites.

Absence de statistiques solides

La première a été menée par la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE, selon son acronyme anglais). Elle a été conduite en 2008-2009 dans six pays européens (Belgique, République tchèque, Danemark, Slovénie, Espagne et Suisse) et arrive à une estimation minimum située entre 11 000 et 14 000 patientes et patients transnationaux chaque année dans ces 6 pays.

La deuxième étude a été menée en Belgique dans 16 centres d’AMP sur les 18 du pays et arrive à l’estimation de 2 100 patientes et patients transnationaux (ne résidant pas en Belgique) par an dans le pays.

Ces deux études, aussi pionnières et intéressantes soient-elles, présentent d’importantes limites méthodologiques. Dans celle de l’ESHRE, notamment, seuls 17 % des centres de ces six pays ont participé à l’étude. D’autre part, des pays connus pour recevoir une importante patientèle internationale en PMA, comme la Grèce, ne participaient pas à cette recherche. De même, peu de centres espagnols y ont participé alors que l’Espagne est souvent décrite comme l’« Eldorado » de la PMA en Europe avec en particulier 45 % des PMA avec don d’ovocytes réalisées dans ce pays.

Enfin, ces études datent de plus d’une décennie, or elles soulignaient déjà à l’époque que ces recours étaient en augmentation.

Le point commun à ces deux études est qu’elles montrent que les personnes résidant en France figurent parmi les principaux patientes et patients transnationaux en Europe, avec celles et ceux en provenance d’Allemagne, d’Italie et des Pays-Bas. Mais à ce jour, aucune étude statistique solide ne permet de confirmer voire d’actualiser ce résultat, ni d’estimer combien de personnes en France partent à l’étranger pour réaliser une PMA.

Une population difficile à atteindre

En France, une autre statistique disponible est celle issue du Centre national des soins à l’étranger (CNSE) qui fournit des données sur les personnes résidant en France et ayant recours à une PMA dans un autre pays. L’assurance maladie française prend en effet en charge les PMA réalisées à l’étranger pour les résidentes et résidents français qui remplissent les conditions légales d’accès et ont recours à une technique autorisée en France.

Pour l’année 2018, le CNSE a enregistré 1 839 demandes de remboursement, soit une augmentation de 42 % par rapport à 2013.

Cependant, ces chiffres ne représentent probablement qu’une faible proportion des personnes concernées, car beaucoup d’entre elles ne sont pas éligibles à la couverture maladie (car elles ne répondent pas aux critères légaux) et d’autres, qui pourraient demander un remboursement, ne le font pas (souvent parce qu’elles ignorent que ces traitements réalisés à l’étranger peuvent être remboursés).

Delpixel

Ce manque d’étude est lié au fait que les personnes concernées par les recours transnationaux de la PMA constituent ce que les scientifiques appellent « une population difficile à atteindre », c’est-à-dire une population qu’il est difficile d’identifier et de joindre pour réaliser une enquête statistique.

Les recours à l’étranger se font dans une multitude de pays et de centres, sans qu’il soit possible d’en établir une liste précise, la qualité de l’information étant très variable d’un pays à l’autre.

Par ailleurs, l’origine des patientes et patients n’est pas forcément enregistrée dans les centres de PMA à l’étranger. En cas de succès, au moment de l’accouchement (en général en France), rien ne permet de savoir si le nouveau-né a été conçu via une PMA à l’étranger. Or, on sait que ces recours, souvent considérés comme illégitimes voire illégaux, sont probablement tus en dehors du cadre amical et familial.

L’enquête AMP-sans-frontières

L’approche classique utilisée dans les deux grandes études internationales passant par les centres de PMA pose donc de nombreux problèmes méthodologiques. Dans ces conditions, il est apparu intéressant d’envisager une nouvelle approche : contacter directement les personnes concernées via les associations, les réseaux sociaux et des articles de presse afin de leur demander de remplir un questionnaire.

Cette approche soulève aussi des enjeux méthodologiques importants (on parle d’échantillon de volontaires), mais surmontables en mobilisant les outils statistiques adaptés.

C’est avec cet objectif de mesurer et comprendre ces recours en dehors du cadre légal et médical français que l’Ined a lancé, le 1er octobre 2021, l’enquête AMP-sans-frontières, avec le soutien de l’Agence nationale de la recherche.

Cette enquête permettra d’estimer pour la première fois en France le nombre de personnes qui partent à l’étranger pour une PMA et de décrire finement les caractéristiques sociodémographiques et les parcours de toutes celles et ceux qui recourent à une aide à la procréation en dehors du cadre légal et médical français. Ces données permettront de comprendre les éventuels décalages entre les attentes et demandes de la population en France et les possibilités légales du pays.

Une originalité forte de cette étude est de considérer non seulement les recours transnationaux mais aussi tous ceux qui se font en France sans assistance médicale comme l’insémination artisanale (qui se fait à la maison, notamment avec du sperme importé de l’étranger) ou la « GPA clandestine » (avec des femmes qui proposent par exemple leurs services sur Internet), dont on connaît l’existence mais sur lesquels il y a peu de travaux scientifiques en France.

Toutes les personnes de 18 ans et plus qui se sentent concernées par l’aide à la procréation sont invitées à répondre dès maintenant au questionnaire en ligne, que leurs démarches soient effectuées en France ou à l’étranger, qu’elles soient en cours, passées ou uniquement envisagées.

Éclairer les débats

Malgré la nouvelle loi, il est probable que ces recours se poursuivent. Tout d’abord parce que certaines personnes continuent d’être exclues de la PMA en France (les personnes trans par exemple ou les couples d’hommes).

Mais également car certaines techniques, comme la gestation pour autrui, restent interdites, ou restrictives, alors qu’elles peuvent être pratiquées dans d’autres pays en Europe. C’est notamment le cas du diagnostic préimplantatoire (qui permet, dans le cadre d’une fécondation in vitro, de détecter des anomalies génétiques ou chromosomiques sur l’embryon juste après la fécondation).

Enfin, la loi ne prévoit pas de réorganisation du don de gamètes, pour lequel il y a de longues listes d’attente en particulier pour le don d’ovocytes.

Ces listes d’attente sont d’autant plus longues pour les personnes racisées du fait de l’appariement pratiqué, soit le fait de choisir des donneurs et donneuses qui ressemblent physiquement aux futurs parents.

Une première étude scientifique que nous avions menée en 2012 avait montré que les restrictions légales n’étaient pas les seules raisons poussant à traverser les frontières : il y avait aussi le souhait d’une prise en charge plus rapide, plus efficace et plus personnalisée.

L’enquête AMP-sans-Frontières permettra pour la première fois d’apporter des éléments scientifiques solides sur la PMA qui éclaireront les prochains débats sur le sujet, la loi de bioéthique française étant en principe révisée tous les sept ans.


Certains éléments de cet article sont repris de l’article publié par les autrices dans la revue Population et Sociétés : « L’aide à la procréation en dehors du cadre légal et médical français : quels enjeux aujourd’hui ? »The Conversation

Virginie Rozée, Chargée de recherche, Santé et Droits Sexuels et Reproductifs, Institut National d'Etudes Démographiques (INED), Institut National d'Études Démographiques (INED) et Elise de La Rochebrochard, Directrice de recherche, Santé et Droits Sexuels et Reproductifs, Institut National d'Études Démographiques (INED)

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

samedi 10 avril 2021

Etude médicale infertilité : existe-t-il une relation entre les saisons et le taux de réussite d’une insémination intra-utérine (IUI) ?

 

CONTEXTE :

La cause sous-jacente de l'infertilité saisonnière chez les humains n'est pas claire, mais il est probable qu'elle soit multifactorielle.

 OBJECTIF :

Le but de notre étude était de comparer les taux de grossesse chez les femmes infertiles qui ont subi une ovulation provoquée et une insémination intra-utérine (IUI) avec la saison pendant laquelle le traitement de fertilité a été effectué.

 CONCEPTION ET CONTEXTE :

Cette étude de cohorte rétrospective a été menée sur 466 patientes qui ont été traitées dans la clinique externe d'endocrinologie de la reproduction et d'infertilité d'un hôpital de soins de santé pour femmes et d'une maternité de niveau tertiaire.

 MÉTHODES :

Des données démographiques, hormonales et échographiques rétrospectives ont été obtenues à partir des dossiers médicaux des patientes. Des médicaments à base de citrate de clomifène ou de gonadotrophine ont été utilisés pour induire l'ovulation. Les patientes ont été divisées en quatre groupes en fonction de la saison (printemps, hiver, automne et été) pendant laquelle le traitement de fertilité a été reçu. Les taux de grossesse clinique ont été calculés et comparés entre ces quatre groupes.

 RÉSULTATS :

Il n'y avait pas de différences significatives entre les groupes saisonniers en termes d'âge, de type d'infertilité, de tests de réserve ovarienne, de durée de l'infertilité, de médicaments utilisés ou de durée de la stimulation. Au total, 337 patientes (72,3 %) ont été traitées au citrate de clomifène et 129 (27,7 %) à la gonadotrophine ; aucune différence significative n'a été observée entre ces deux groupes. Les taux de grossesse clinique pour les groupes printemps, hiver, automne et été étaient respectivement de 15,6 % (n = 24), 8,6 % (n = 9), 11,5 % (n = 13) et 7,4 % (n = 7) (P = 0,174).

 CONCLUSIONS :

Bien que le groupe du printemps ait eu le taux de grossesse le plus élevé, les taux d'IUI réussie ne différaient pas significativement entre les groupes saisonniers.

 

 INTRODUCTION

De nombreux facteurs environnementaux influencent les résultats de la fertilité humaine. Bien que des recherches approfondies aient montré que la fertilité des mammifères est influencée par les changements saisonniers, peu d'études ont évalué spécifiquement les effets saisonniers sur le système reproducteur humain.1 L'infertilité saisonnière peut être due à des changements physiologiques qui dépendent de la saison. Il a été démontré précédemment que les températures environnementales élevées dépendant de la saison affectent négativement la fonction sexuelle et l'apport en nutriments.2,3,4 Inversement, une étude de cinq ans menée en France, dans laquelle l'effet de la photopériode sur l'infertilité saisonnière a été examiné, a démontré que l'infertilité saisonnière était indépendante des températures environnementales.5

 

La mélatonine affecte plusieurs rythmes quotidiens et saisonniers, comme la signalisation endocrinienne pendant le temps circadien et le jour. Les concentrations de mélatonine suivent un rythme circadien différent selon les êtres vivants. L'exposition nocturne à la lumière inhibe la synthèse et la sécrétion de mélatonine à la fois chez les modèles animaux6 et chez les humains.7 Les taux sériques de mélatonine sont affectés par l'interaction complexe du rythme quotidien, des facteurs exogènes et des facteurs endogènes. Des récepteurs de mélatonine ont été identifiés dans les tissus reproducteurs humains8.

 

La mélatonine joue un rôle majeur dans l'activité reproductive et l'implantation des blastocystes. Elle est transférée de la mère au fœtus via le placenta ou le lait, pendant la grossesse et la lactation, respectivement, ce qui indique que la photopériode maternelle est transférée au fœtus.9 En outre, il a été démontré que la mélatonine provoque des changements saisonniers relatifs à la fécondation, à la qualité des embryons, à la concentration des spermatozoïdes et aux taux de condensation de la chromatine.10 L'impact de la mélatonine sur la fonction de reproduction chez la femme a été démontré dans des études qui ont montré que des niveaux élevés de mélatonine provoquent une aménorrhée, ce qui entraîne une diminution de la sécrétion de gonadotrophine et de prolactine en réponse à la photopériode.11

 

Plusieurs études rétrospectives ont évalué l'impact des variations saisonnières sur les résultats de la fécondation in vitro. Certaines de ces études ont pris en compte les conditions climatiques, en particulier la température et le nombre d'heures de lumière du jour.12 Cependant, peu d'études ont évalué les effets saisonniers sur les taux de grossesse chez les patientes humaines subissant une insémination intra-utérine (IUI).13,14 La saisonnalité du traitement de l'infertilité peut altérer la performance reproductive ; par conséquent, le choix du moment du traitement de l'infertilité peut entraîner une amélioration des taux de grossesse.

 

OBJECTIF

 Cette étude a comparé les taux de grossesse au cours des différentes saisons pendant lesquelles les traitements de l'infertilité ont été effectués, afin d'examiner si les variations saisonnières étaient associées aux résultats de la grossesse chez les femmes infertiles qui ont subi une ovulation provoquée et une IIU.

 

MÉTHODES

Au total, 337 patientes ont été traitées au citrate de clomifène et 129 à la gonadotrophine. Il n'y avait pas de différence significative entre les indications initiales de la gonadotrophine. Le nombre de patientes ayant reçu un traitement au citrate de clomifène était de 105 au printemps (68,2%), 77 en hiver (73,3%), 84 en automne (74,3%) et 71 en été (75,5%). Le nombre de patientes ayant reçu un traitement aux gonadotrophines était de 49 au printemps (31,8 %), 28 en hiver (26,7 %), 29 en automne (25,7 %) et 23 en été (24,5 %).

 

Le niveau maximal d'E2 était le plus élevé en automne (924,29 ± 712,02 pg/ml) et le plus bas en été (629,09 ± 432,74 pg/ml). L'épaisseur de l'endomètre le jour de la prise d'HCG et la durée de la stimulation (jours) étaient similaires dans les quatre saisons (P = 0,084).

 

Le taux global de grossesse clinique était de 11,4 % dans cette cohorte. Les taux de grossesse dans les groupes printemps, hiver, automne et été étaient respectivement de 15,6 %, 8,6 %, 11,5 % et 7,4 % (P > 0,05). Bien que le taux de grossesse clinique ait été le plus élevé au printemps, il n'y avait pas de différence significative entre les saisons.

 

DISCUSSION

Dans cette étude, nous avons cherché à étudier les variations saisonnières du succès de l'IIU. À notre connaissance, il s'agit de la première étude à analyser les variations saisonnières des taux de grossesse après IUI en Turquie. Les femmes ont été évaluées sur une période de plus de 24 mois dans cette étude. Que l'analyse ait comparé tous les couples, l'âge, la FSH du jour 3, la durée de l'infertilité (années) ou la durée de la stimulation (jours), l'épaisseur de l'endomètre le jour de l'HCG (en mm) n'a pas été modifiée par les effets saisonniers. Bien que le taux de grossesse clinique chez les couples infertiles ait varié selon la saison, notamment au printemps (15,6 %), aucune différence statistiquement significative entre les saisons n'a été observée.

 

L'effet saisonnier sur la reproduction des mammifères est connu depuis longtemps. Plusieurs études ont montré que le temps chaud réduit la qualité du sperme et les taux de fertilité.18,19,20 Ces effets ont également été associés à la production et à la sécrétion de mélatonine.7 La concentration de mélatonine présente un rythme circadien distinctif chez toutes les espèces. Les variations quotidiennes de la synthèse de mélatonine sont régulées par le cycle lumière-obscurité ambiant. La lumière permet une forte synchronisation des rythmes des noyaux suprachiasmatiques21.

 

Le domaine de la métabolomique ou du profilage métabolique étudie les liens entre la mélatonine, le rythme circadien, le sommeil et le métabolisme.22,23 Des baisses de la capacité de reproduction dues à l'infertilité saisonnière ont été observées aux États-Unis24 et en Allemagne.25 D'autres études portant sur un grand nombre de participants sont nécessaires pour évaluer le rôle du rythme et de l'amplitude de la mélatonine dans le métabolisme humain, et ces évaluations pourraient révéler de nouvelles perspectives concernant le rôle physiologique de la mélatonine.

 

L'infertilité saisonnière a été corrélée à un certain nombre de facteurs environnementaux, dont la photopériode. Bien que la photopériode joue un rôle dans l'infertilité saisonnière, les températures élevées peuvent également avoir des effets négatifs directs ou cumulatifs sur la fertilité.5 Il a été démontré que les températures élevées au-dessus de la zone thermo-neutre réduisent les taux de natalité et retardent l'apparition de la puberté.26 Il a été suggéré que le stress thermique est un facteur probable dans le développement de l'infertilité saisonnière27 et que cela affecte négativement le développement de l'embryon.28 Les protéines de choc thermique, qui apparaissent en réponse au stress thermique,29 sont présentes dans les ovaires.30 Il a été démontré que l'hyperthermie affecte les ovocytes en développement.

 

Dans une étude de Palacios, le taux de gestation après insémination artificielle de brebis laitières a été significativement affecté par les variables météorologiques saisonnières.31 Dans cette étude, l'hiver a été la saison avec le plus faible pourcentage de fertilité globale (42,4 %), et ceci était significativement différent (P < 0,001) du printemps (45,4 %), de l'été (45,6 %) et de l'automne (46,0 %). Les inséminations réussies ont été effectuées à des températures maximales significativement plus basses en été.

 

Santolaria et al. ont étudié les taux de gestation chez les moutons à la même latitude (41° N) entre juillet et octobre. Ils ont examiné la période allant de 12 jours avant l'insémination à 14 jours après l'insémination et ont constaté que le taux de gestation était plus faible lorsque la température était supérieure à 30 °C, sur une période de deux jours avant l'insémination.32

 

Dans une autre étude, Hashem et al. ont détecté la présence de la relativité de la phase œstrale. Ils ont constaté que l'accouplement fertile efficace était positivement corrélé avec une température élevée et une longue photopériode (conditions de la saison estivale), tandis qu'il était négativement corrélé avec les précipitations (conditions de la saison hivernale) en Égypte.33

 

Cependant, nous n'avons pas trouvé de différence significative en ce qui concerne les changements saisonniers. D'autre part, nous n'avons pas mesuré la température, le temps ou l'exposition quotidienne à la lumière.

 

La relation entre la natalité, la fécondité et les changements saisonniers n'est pas claire. Roenneberg et Aschoff34 ont défini un rythme circadien qui évolue dans le temps pour les taux de natalité dans le monde entier. Les taux de grossesse en relation avec la fécondité saisonnière ont également été analysés dans leur étude. Ils ont émis l'hypothèse que le rythme biologique de la conception est influencé par des facteurs sociaux ou environnementaux. Leur conclusion était que, bien que les rythmes de conception et de naissance varient d'un pays à l'autre, ces rythmes ont changé de caractéristiques récemment, après être restés stables pendant plus d'un siècle.

 

La caractéristique limitante de notre étude était que nous ne connaissions pas les données météorologiques et les températures exactes. Les rythmes de sommeil et les niveaux de stress, qui peuvent avoir été affectés par la mélatonine, étaient inconnus. En outre, les changements dans le mode de vie des gens se multiplient, conséquence inévitable de la vie moderne. Aujourd'hui, les gens vivent dans des maisons à température constante, sont exposés à la lumière artificielle au lieu de la lumière du soleil et sont de moins en moins en contact avec l'environnement extérieur. Tous ces facteurs peuvent conduire à des performances de reproduction plus faibles mais plus stables, grâce à l'élimination des effets confondants des conditions environnementales.

 

CONCLUSION

Bien que nous ayons constaté un taux de grossesse plus élevé chez les femmes suivant un traitement contre l'infertilité au printemps, nous n'avons pas détecté que la variation saisonnière avait une influence statistiquement significative sur le succès de l'IUI. De nouvelles études avec une puissance plus élevée pourraient trouver une différence significative entre les résultats du traitement de l'infertilité et les changements saisonniers. À cet égard, d'autres études à grande échelle sont nécessaires, afin de mieux évaluer les effets de la variabilité saisonnière sur la grossesse.

Etude publiée dans le Sao Paulo Medical journal ( sous licence créative common ) https://www.scielo.br/scielo.php?pid=S1516-31802019000400379&script=sci_arttext

 

 

 

mercredi 7 août 2019

Intéressante étude sur infertilité et médecine traditionnelle chinoise

Intéressante étude sur infertilité et médecine traditionnelle chinoise à consulter et télécharger ici

https://meridiens.org/obslille/memoires/LEZIER_Fertilit%C3%A9%20et%20infertilit%C3%A9%20.pdf

Mémoire réalisé sous l'égide de la faculté de médecine de Lille.

L'auteur conclu l'étude en affirmant que la médecine chinoise et plus particulièrement l'acupuncture a toute sa place dans le traitement de l'infertilité et dans les services de PMA.

mercredi 31 juillet 2019

Questionnaire sur les troubles de la fertilité

Bonjour,

Je suis en formation pour devenir naturopathe. Une discipline vers laquelle j’ai commencé à m’orienter lorsque j’ai été moi-même concernée par l'infertilité il y a quelques années. Rien de plus évident pour moi que d’avoir choisi ce sujet pour mon mémoire.

A ce titre, je réalise différentes enquêtes sur les facteurs de risques aggravants la pathologie. J’ai crée un questionnaire en ligne pour mieux comprendre ceux qui ont été ou sont touchés par les troubles de la fertilité.

Je serai heureuse que vous puissiez vous inscrire dans cette action participative qui sera très utile pour aider les couples ayant des troubles de la fertilité, ainsi que les thérapeutes qui les suivent.
Voici mon questionnaire :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdea5LmGZeS8ddSeKY9a7DhAZ6oPPxeBLRHBARnDRGphxGXtQ/viewform?vc=0&c=0&w=1

Recherche de patients masculins infertiles pour étude ostéopathique

Bonjour,
Je suis actuellement en 5e année au collège d'ostéopathie de Bordeaux.
 Dans le cadre de l'obtention de mon diplôme je réalise un mémoire sur l'influence du travail ostéopathique sur la fertilité chez des hommes infertiles. Grâce à cette étude, je souhaite objectiver les bienfaits de l’ostéopathie pour des motifs de consultations liés à l’infertilité masculine afin d’apporter aux patients un choix et une connaissance des diverses solutions ainsi qu’une aide supplémentaire face à l’infertilité.
C’est un sujet que j’ai choisi après une réflexion sur ce que l’ostéopathie pouvait apporter à la notion de famille. Il s’agit d’un sujet personnel qui me tient à cœur. Afin de mener cette étude à son terme de la façon la plus complète possible je suis à la recherche de patient masculin infertile souhaitant participer à ma recherche, et donc bénéficier de consultation d’ostéopathie gratuite avec pour motif de consultation et axe de travail l’infertilité.
Si tel est le cas ou que vous avez des questions concernant ce mémoire vous pouvez me joindre au 06 58 02 33 34 et par mail llebon12@gmail.com 
Vous souhaitant une bonne journée.
Cordialement
LEBON Ludovic

mardi 9 avril 2019

Auto-conservation des ovocytes pour convenances personnelles

Une étude suisse très intéressante et très bien documentée sur l’auto-conservation des ovocytes pour convenances personnelles

https://www.ta-swiss.ch/?redirect=getfile.php&cmd[getfile][uid]=3484


lancement en France d'une étude nationale sur les personnes nées par don de gametes


L’Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille (CECOS du Laboratoire de biologie de la reproduction - Hôpital de la Conception) et le Centre Norbert Elias, lancent une grande étude sur les pratiques d’information dans le recours au don de gamètes en France (ovocytes ou spermatozoïdes).

Financée par l’Agence de la Biomédecine, il s’agit de la première étude à l’échelle nationale qui se penche sur la circulation de l’information dans les familles.

Pour en savoir plus et/ou participer
http://fr.ap-hm.fr/actu/lancement-grande-etude-information-personnes-nees-grace-recours-don-gametes-premiere-en-france?fbclid=IwAR3BpT3UE9TTxKW2MdZeJkObBHl4eo-ga1W-mKgnUi385QqHx3FNshhP6z8

mardi 27 novembre 2018

video :Infertilité et perturbateurs endocriniens



« Infertilité et perturbateurs endocriniens » conférence organisée par l'association de lutte contre l'infertilité : Les Cigognes de l'Espoir" http://www.lescigognesdelespoir.com

L'infertilité touche un couple sur cinq. Les Perturbateurs Endocriniens sont une cause majeure de cette infertilité ( sans doute la cause principale de l’augmentation galopante des cas d’infertilité !). Ils sont responsables chez les hommes de la la baisse de la qualité du sperme (-30% en 16 ans) et chez les femmes de la hausse de l'endométriose, du syndrome des ovaires polykystiques et de l'atteinte de la fonction ovarienne. Ils contaminent aujourd'hui l'ensemble de la population mais il est possible d'agir en les éliminant de l'alimentation, des cosmétiques et des produits domestiques.

Quels sont les principaux perturbateurs endocriniens ?
Ou les trouvent-on ?

Comment les éviter ou les éliminer ?

Quelles sont leurs conséquences sur la fertilité ?

C’est ce que vous pourrez découvrir dans cette conférence donnée par un des spécialistes dans le domaine de la lutte contre les perturbateurs endocriniens .

André Cicollela est chimiste toxicologue, enseignant en santé environnementale à Sciences-Po , président de l’association Réseau Environnement Santé http://www.reseau-environnement-sante.fr/ , à l’origine de l’interdiction du bisphenol A dans les biberons et lanceur d’alerte bien connu en matière de santé environnementale.

jeudi 5 juillet 2018

Rapport de l'assistance médicale à la procréation 2016-agence de biomedecine

Données provenant du rapport officiel médical et scientifique de l'assistance médicale à la procréation 
et de la génétique humaines en France de 2016 de l'agence de biomédecine . Très intéressant  !!!

https://www.lescigognesdelespoir.com/documents/AMP_2016.htm

mercredi 11 avril 2018

Enquête : " la vie sexuelle de tous ceux et celles qui se rendent à l’étranger depuis la France pour un traitement de PMA, seul(e) ou en couple"


Un médecin psychiatre, le docteur Laurence François du cabinet spécialisé en infertilité " l'Arbre de vie" réalise une grande enquête , ANONYME , bien sur, dans le cadre de son mémoire de sexologie sur

 " la vie sexuelle de tous ceux et celles qui se rendent à l’étranger depuis la France pour un traitement de PMA, seul(e) ou en couple"


 Cette problématique n'a jamais été étudiée à ce jour. Le lien pour l’enquête est ici http://sexopma.limequery.com/654348?newtest=Y&lang=fr

Pour en savoir plus sur le docteur Laurence François et le cabinet l'Arbre de Vie : http://www.arbredevie.net

lundi 8 janvier 2018

PMA, infertilité : Appel à témoin d'un journaliste de France 5


Bonjour, je m'appelle Rym Ben Ameur, je suis journaliste au Magazine de la santé sur France 5.

Je cherche à organiser un reportage sur la PMA. Dans ce cadre je suis à la recherche du témoignage d'une femme qui aurait eu un enfant seule.

Ce serait pour un sujet de 4 minutes qui sera diffusé fin janvier.

Pour les tournages, l'idéal serait à partir du 15 janvier et la dead line fin janvier.

Mon numéro : 0673495294 et mon mail rym.benameur@gmail.com

Merci!

Séances osteo Infertilité gratuites dans le cadre d'un mémoire de fin d'étude

Si vous habitez Paris ou la proche banlieue , dans le cadre de mon mémoire de fin de cursus, je souhaiterai réaliser une étude expérimentale concernant l’ostéopathie et les traitements FIV / I.C.S.I.
J’aimerai savoir si l’ostéopathie peut potentiellement améliorer un traitement par FIV.
Ainsi, je propose des séances d’ostéopathies (gratuites) d’environ trois quart d’heure, une heure (prévoir entre 2 à 3 séances espacées de 10 jours dont la dernière environ une semaine avant la FIV).

Les critères d’inclusions à l’étude :

 Femme en voie ou en début de protocole FIV / ICSI
 Femme n’ayant jamais eu recourt à un protocole FIV / ICSI
 FIV standard, ICSI, IMSI uniquement
 Femme âgée de moins de moins de 40 ans
 Femme nullipare
Si vous êtes intéressées par 
cette étude veuillez me contacter à l’adresse mail suivante : jsaunier.osteo@gmail.com

vendredi 24 novembre 2017

L’institut Dexeus à Barcelone a mené une très intéressante étude sur les taux de réussite d'une FIV classique en fonction de l'age de la patiente. En effet, avant de recourir au don, la plupart des femmes veulent utiliser leurs propres ovocytes pour les traitements de PMA . Cette étude montre clairement qu'au delà d'un certain age , les taux de succès d'une FIV classique sont très faibles voire quasiment inexistant. Cette étude devrait inspirer certains médecins et gynécologues qui poussent leurs patientes à faire des FIV jusqu'à un age avancé . Bien sur, sachant la pénurie de donneuses en France, il doivent penser que c'est mieux que rien d'essayer une FIV mais pourquoi ne dirigent il pas leurs patientes vers les cliniques des pays étrangers, ce qui est tout à fait légal, quand on sait que le taux de résultat avoisine les 70 %

Cette étude portait sur 5841 cycles de FIV en 12 ans
Les taux de succès sont les suivants

38-39 ans: 23,6 %

40-41 ans: 15,6%

42-43 ans: 6,6 %

Plus de 44 ans: 1,3%

Moralité à 40 ans , une chance sur 7 de tomber enceinte , après 42 ans une chance sur 15 !

Pour en savoir plus cliquez ici http://blog.procreatec.fr/lage-limite-faire-fiv/

Demande de témoignages sur le don de Gametes par Dominique Mehl, chercheuse au CNRS

Sociologue au CNRS, j’aimerais enquêter sur le double don de gamètes et les conséquences de son interdiction en France.

Dans ce cadre, je souhaiterais rencontrer des femmes décidées à s’engager dans ce parcours ou l’ayant déjà emprunté. Je les interviewerais sur leurs motivations, leurs réflexions et leur vécu. Grâce aux témoignages recueillis avec l’aide des associations, j’ai déjà publié deux livres (Enfants du don, en 2008 et Maternités solo, en 2016). Je sollicite aujourd’hui votre collaboration sachant que ces entretiens seront rigoureusement confidentiels et anonymes.

Dominique Mehl



Si vous êtes d’accord pour témoigner, vous pouvez me contacter par mail : mehl@ehess.fr

vendredi 13 octobre 2017

vendredi 29 septembre 2017

Rapport 2016 de l'agence de biomedecine sur l'activité de PMA en France .

Ce très long document officiel est toujours très intéressant à lire . on y trouve de nombreuses informations et statistiques sur l'état de la PMA dans notre pays . Les chiffres indiqués dans ce rapport concerne l'année 2015. 

On y apprend que 819 couples (pour 70 millions d'habitants) ont pu bénéficier d'un don d'ovocytes ( ce qui est un progrès par rapport aux années précédentes ) et 256 enfants sont nés soit un taux de réussite de 26,25 % très loin des taux de réussite des cliniques des pays qui pratiquent largement le don qui se situe autour de 70 %)  

Voici les principaux chiffres extrait du rapport

En 2015, 145 255 tentatives d’AMP ont été recensées, regroupant les inséminations, les fécondations in vitro et les transferts d’embryons congelés4 avec gamètes et embryons de différentes origines. 

 Dans 3% des cas, les tentatives utilisent des spermatozoïdes, des ovocytes ou des embryons issus de don.

Les inséminations artificielles (54 167 cycles), notamment intra-utérines (54 008 cycles), bien qu’en diminution, occupent toujours une large place au sein des activités d’AMP (37% de l’ensemble des tentatives). 

Les prélèvements d’ovocytes en vue de fécondation in vitro représentent 61 341 cycles auxquels il faut ajouter les 540 prélèvements d’ovocytes en vue de don (tableau AMP5).

En 2015, le recours à l’ICSI représentant 67% de l’ensemble des tentatives de fécondation in vitro quelle que soit l’origine des gamètes utilisés (tableau AMP1) semble se stabiliser ces dernières années. 

L’activité d’accueil d’embryons reste minime ayant conduit à réaliser 145 transferts embryonnaires dans les  15 centres ayant réalisé des transferts en 2015.

Le nombre d’accouchements rapporté au nombre des grossesses échographiques obtenues après AMP est globalement de 80,7%. Ceci traduit un taux de fausses couches spontanées (FCS) de l’ordre de 19,3% ; le taux de FCS dépasse les 20% après TEC (en intraconjugal et après don de gamètes)

vendredi 3 février 2017

Important partenariat conclu entre le site de télémédecine www.deuxiemeavis.fr et l'Association " Les Cigognes de l'Espoir"

www.deuxiemeavis.fr est une plateforme de télémédecine qui permet à des patients, après un diagnostic médical établi ou supposé d’une pathologie grave, rare ou invalidante de solliciter un deuxième avis médical en ligne en soumettant un dossier médical complet à un médecin expert de cette pathologie.

En deux mots, cette plateforme permet d’avoir rapidement un avis d’un expert reconnu et réputé dans la pathologie concernée alors que l’on ne réside pas forcément à côté du lieu de consultation de ces experts, qu’il faut souvent des mois pour avoir un rendez-vous avec ces spécialistes qui souvent même sont tout simplement inaccessibles !

Ce service d’avis médical et innovant permet d’obtenir tout d’abord un avis d’expert pour optimiser le parcours de soins, en complémentarité avec l’équipe traitante (transfert d’expertise) en favorisant la décision médicale Patient-médecin.

Sécurité, protection des données et confidentialité, droits des patients, cadre déontologique, ont été pensés et mis en place sur la plateforme selon les plus hauts standards français. Deuxiemeavis.fr  dispose de tous les agréments et autorisations nécessaires à la mise en œuvre de ses obligations et notamment un contrat de télé expertise signé avec l’Agence Régionale de Santé d’Ile-de-France.

L’infertilité féminine ou masculine fait partie des pathologies traitées par deuxiemeavis.fr car de nombreux cas d’infertilité nécessite un avis d’expert afin de mettre en place le traitement de PMA le plus adapté par exemple. Dans le cadre des travaux d’évaluation du service mis en œuvre par la plateforme, celle-ci envisage d’être promoteur d’une étude de recherche visant à analyser l’impact d’un avis d’expert dans la prise en charge des couples infertiles.

Afin de valider l’intérêt de cette étude et de la préparer sa mise en œuvre, www.deuxiemeavis.fr  s’est rapprochée de l’association LESCIGOGNES DE L’ESPOIR pour proposer à une sélection de personnes en situation d’infertilité de bénéficier GRATUITEMENT du service deuxiemeavis.fr.

La première étape du partenariat entre « Les Cigognesde l’Espoir » et « Deuxiemeavis.fr » vise à permettre à 30 personnes en situation d’infertilité féminine ou masculine de bénéficier sans frais du service d’expertise de deuxiemeavis.fr contre l’obtention en retour d’un questionnaire d’évaluation complété par/avec les bénéficiaires.

En cas de succès de cette première étape, le partenariat sera étendu sur une plus large échelle auprès des membres de Cigognes pour la mise en place de l’étude définitive.

Pour pouvoir bénéficier de cet avis d’expert, réservé dans un premier temps aux 30 premiers dossiers acceptés par la plateforme, les conditions sont les suivantes :

- être membre des Cigognes de l’Espoir
-être en situation d’infertilité médicalement constatée
-être un couple résidant en France ou dans l’Union Européenne dont la femme à moins de 40 ans et l’homme moins de 60 ans
-ne pas avoir connu plus de 4 échecs de FIV
-s’engager à compléter le questionnaire d’évaluation confidentiel et sécurisé à l’issue de la démarche.
Si vous êtes intéressés, vous pouvez dès maintenant vous inscrire sur le programme ici https://patient.deuxiemeavis.fr/connect/ après avoir envoyé votre code adhérent des Cigognes ici contact@deuxiemeavis.fr en mettant comme objet " Partenariat avec les Cigognes de l’espoir"


Pour en savoir plus, sachez que Pauline d’Orgeval, co-fondatrice de deuxiemeavis.fr fera une présentation de la plateforme et le partenariat lors  du forum d’hiver du 26 février 2017 à 12 H organisé par "Les Cigognes de l'Espoir" et que l’équipe de deuxième avis sera présente toute la journée sur son stand pour répondre à vos questions.

INSCRIPTION EN LIGNE AU FORUM DU 26 FEVRIER ICI http://www.lescigognesdelespoir.com/reunions-d_informations-rencontres,15.html

samedi 16 novembre 2013

L'état psychologique de la patiente joue un rôle dans le taux de succès d'une FIV

La communication faite par des spécialistes de la clinique de médecine reproductive de Pardubice (Groupe Sanus)  en République tchèque  à la 23 ème conférence annuelle de médecine reproductive tchèque à Brno les 12-12 novembre 2013  portait sur l'influence de l'état psychologique de la patiente durant le traitement de FIV  sur le taux de grossesse .
 Les résultats préliminaires suggère qu'un soutien émotionnel pendant le cycle thérapeutique apporte des effets positifs avec un taux de grossesse supérieur lors du premier cycle FIV avec ICSI.
 Cette étude a été menée par un psychologue à l'aide de la méthode des questionnaires mais nécessite un échantillon plus large de patientes avant d'aboutir aux conclusions finales .