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dimanche 12 juillet 2026

Don d’ovocytes à l’étranger : anonymat, accès aux origines et choix du pays

 

Don d’ovocytes à l’étranger : anonymat, accès aux origines et choix du pays

Lorsqu’un parcours de PMA avec don d’ovocytes devient nécessaire, beaucoup de personnes commencent par se poser des questions médicales : taux de réussite, qualité du laboratoire, délais, coût, choix de la clinique, nombre d’embryons obtenus, transfert frais ou transfert d’embryon congelé.

Mais une autre question, parfois moins visible au départ, devient très importante avec le temps : que saura l’enfant de la donneuse d’ovocytes ?

Le don sera-t-il anonyme ?
L’enfant pourra-t-il accéder à ses origines ?
Les parents recevront-ils des informations sur la donneuse ?
Y a-t-il des différences importantes entre la France, l’Espagne, le Portugal ou d’autres pays européens ?
Comment choisir un pays lorsque l’on pense aussi à l’avenir de l’enfant ?

Ces questions sont essentielles. Elles ne doivent pas être repoussées à plus tard, car elles font partie intégrante du projet parental.

Un don d’ovocytes n’est pas seulement une technique médicale. C’est aussi une histoire familiale, une histoire de filiation, de transmission, d’identité et parfois de parole à construire avec l’enfant.


Pourquoi la question de l’anonymat est-elle si importante dans un don d’ovocytes ?

Dans un parcours de don d’ovocytes, la donneuse apporte une partie génétique essentielle à la conception de l’enfant. La femme qui porte la grossesse, elle, vit la grossesse, accouche, nourrit le lien, devient mère dans toute la réalité affective, corporelle, juridique et quotidienne du terme.

Mais il est normal que les futurs parents se demandent ce que cette origine génétique signifiera plus tard pour l’enfant.

Certaines personnes souhaitent un don strictement anonyme, parce qu’elles veulent protéger leur intimité familiale ou éviter toute confusion. D’autres préfèrent un système permettant à l’enfant, devenu adulte, d’accéder à l’identité de la donneuse. D’autres encore ne savent pas vraiment quoi penser au début du parcours.

Il n’y a pas toujours une réponse simple. Mais il est important de comprendre les différents systèmes avant de choisir un pays ou une clinique.

L’anonymat du don ne signifie pas toujours la même chose selon les pays.

Dans certains pays, la donneuse reste anonyme pour les parents et pour l’enfant. Dans d’autres, les parents ne connaissent pas l’identité de la donneuse, mais l’enfant pourra demander certaines informations à sa majorité. Dans d’autres encore, l’enfant pourra accéder à l’identité civile du donneur ou de la donneuse devenu adulte.

Ces différences peuvent avoir des conséquences concrètes pour la famille.


Don d’ovocytes en France : anonymat entre donneurs et receveurs, mais droit d’accès aux origines pour l’enfant

En France, le don d’ovocytes repose toujours sur un principe d’anonymat entre la donneuse et les receveurs.

Concrètement, cela signifie que la donneuse ne connaît pas l’identité des personnes qui recevront ses ovocytes, et que les receveurs ne connaissent pas l’identité de la donneuse.

Mais depuis la loi de bioéthique de 2021, un changement important a été introduit : les personnes nées d’un don de gamètes peuvent, à leur majorité, demander l’accès à des données non identifiantes et à l’identité du donneur ou de la donneuse, selon les règles prévues par la loi.

Autrement dit, l’anonymat entre donneuse et parents receveurs demeure, mais l’enfant né du don dispose désormais d’un droit d’accès aux origines lorsqu’il devient adulte.

C’est une évolution majeure, car elle reconnaît que l’histoire génétique peut avoir une importance pour certaines personnes nées d’un don.

Cela ne signifie pas que l’enfant sera obligé de demander ces informations. Cela signifie qu’il pourra le faire s’il en ressent le besoin, à sa majorité.


Don d’ovocytes en Espagne : un système fondé sur l’anonymat de la donneuse

L’Espagne est l’une des destinations les plus connues en Europe pour la PMA avec don d’ovocytes.

L’une des raisons est l’organisation ancienne et structurée du don de gamètes, avec de nombreuses cliniques spécialisées, des équipes habituées aux patientes étrangères et souvent un accompagnement en français.

Mais sur le plan de l’accès aux origines, l’Espagne fonctionne différemment de la France ou du Portugal.

La loi espagnole prévoit que le don de gamètes est anonyme. Les parents receveurs ne choisissent pas personnellement la donneuse. La sélection est faite par l’équipe médicale, en tenant compte notamment des caractéristiques phénotypiques et immunologiques disponibles.

L’identité de la donneuse est protégée. L’enfant né du don peut obtenir certaines informations générales ne permettant pas d’identifier la donneuse, mais il n’a pas accès à son identité civile, sauf circonstances exceptionnelles prévues par la loi, par exemple en cas de danger grave pour la santé.

Pour certains futurs parents, cet anonymat est rassurant. Pour d’autres, il peut susciter des interrogations, notamment lorsqu’ils réfléchissent à ce que l’enfant pourrait vouloir savoir plus tard.

Il est donc important de ne pas choisir l’Espagne uniquement pour ses taux de réussite ou ses délais. Il faut aussi comprendre le cadre du don et ses implications familiales.


Don d’ovocytes au Portugal : un modèle différent, avec accès possible à l’identité à l’âge adulte

Le Portugal attire aussi des patients français dans certains parcours de PMA à l’étranger.

Son cadre juridique est différent de celui de l’Espagne sur la question de l’accès aux origines.

La législation portugaise prévoit que les personnes nées d’une PMA avec don de gamètes ou d’embryons peuvent, à partir de 18 ans, obtenir auprès de l’autorité compétente des informations sur l’identification civile du donneur ou de la donneuse.

Cela signifie que les parents ne choisissent pas librement la donneuse et ne reçoivent pas nécessairement son identité au moment du traitement. Mais l’enfant, devenu adulte, peut avoir un droit d’accès à l’identité de la donneuse selon les conditions prévues par la loi portugaise.

Ce modèle peut intéresser des parents qui souhaitent un système plus ouvert sur les origines, tout en conservant un cadre médical organisé et sécurisé.

Il peut aussi rassurer certains futurs parents qui veulent pouvoir dire à leur enfant : “Tu as été conçu grâce à un don, et si un jour tu souhaites en savoir davantage, un cadre existe.”


Anonymat ou accès aux origines : quelle est la meilleure solution ?

Il n’existe pas une réponse unique valable pour toutes les familles.

Certains parents préfèrent l’anonymat complet. Ils y voient une manière de protéger leur famille, de simplifier leur histoire ou d’éviter que la donneuse prenne une place trop importante dans l’imaginaire de l’enfant.

D’autres parents préfèrent un système où l’enfant pourra accéder à ses origines plus tard. Ils y voient une forme de transparence, de respect de l’histoire de l’enfant et de possibilité laissée ouverte pour l’avenir.

La vraie question n’est donc pas seulement : “Quel pays a les meilleurs résultats ?”

La vraie question est aussi :

  • Quel cadre juridique correspond à nos valeurs ?
  • Que voulons-nous pouvoir dire à notre enfant ?
  • Sommes-nous à l’aise avec l’idée d’un don totalement anonyme ?
  • Préférons-nous que l’enfant puisse accéder à l’identité de la donneuse à sa majorité ?
  • Comment imaginons-nous parler de cette histoire dans notre famille ?
  • Avons-nous bien compris les règles du pays où nous envisageons de faire le traitement ?

Ces questions peuvent sembler lointaines au moment où l’on est concentré sur les chances de grossesse. Pourtant, elles peuvent devenir très importantes après la naissance.


Faut-il dire à l’enfant qu’il est né grâce à un don d’ovocytes ?

C’est une question que beaucoup de futurs parents se posent.

Pendant longtemps, certains parcours de don de gamètes étaient entourés de silence. On conseillait parfois de ne rien dire, de “protéger” l’enfant ou de faire comme si le don n’avait jamais existé.

Aujourd’hui, de nombreux professionnels de l’accompagnement en fertilité et de la psychologie familiale encouragent plutôt une parole progressive, adaptée à l’âge de l’enfant, simple et sécurisante.

Dire à un enfant qu’il est né grâce à un don d’ovocytes ne signifie pas lui raconter toute la complexité médicale dès son plus jeune âge. Il s’agit plutôt d’introduire son histoire de manière naturelle, avec des mots simples.

Par exemple :

“Nous avions très envie de t’avoir, mais nous avions besoin d’aide pour que tu puisses arriver. Une femme a fait un don très précieux, et ensuite tu as grandi dans le ventre de maman.”

Avec le temps, les explications peuvent évoluer selon l’âge, les questions de l’enfant et la situation familiale.

L’objectif n’est pas de faire du don un sujet lourd ou dramatique. L’objectif est d’éviter que l’enfant découvre tardivement, par hasard ou dans un contexte douloureux, une partie importante de son histoire.


Les parents sont-ils “moins parents” lorsqu’il y a un don d’ovocytes ?

Non.

Cette inquiétude est fréquente, surtout chez les femmes qui doivent renoncer à transmettre leurs propres ovocytes.

Le don d’ovocytes peut réveiller un sentiment de perte, de deuil génétique, d’injustice ou de peur de ne pas se sentir pleinement mère.

Ces émotions sont légitimes. Elles méritent d’être entendues.

Mais la parentalité ne se réduit pas à la génétique.

La mère qui reçoit un don d’ovocytes porte la grossesse, vit les transformations du corps, nourrit le lien avec l’enfant, accouche, élève, protège, console, transmet, accompagne. Elle est la mère de l’enfant.

Dans un couple, l’autre parent construit aussi sa place par le projet, l’engagement, la présence, l’amour et la vie quotidienne.

Le don d’ovocytes ne diminue pas la parentalité. Il modifie l’histoire de la conception, mais il ne retire rien à la réalité du lien parental.


Quelles informations peut-on recevoir sur la donneuse ?

Cela dépend du pays et de la clinique.

Dans les systèmes anonymes, les parents peuvent généralement recevoir des informations non identifiantes. Il peut s’agir, selon les cas, de données comme :

  • l’âge de la donneuse ;
  • son groupe sanguin ;
  • sa taille ;
  • sa couleur des yeux ;
  • sa couleur des cheveux ;
  • sa carnation ;
  • certains éléments médicaux ;
  • parfois le niveau d’études ou des informations générales.

Mais ces informations ne permettent pas d’identifier personnellement la donneuse.

Dans les pays avec accès aux origines à la majorité, les parents ne reçoivent pas forcément l’identité de la donneuse au moment du traitement. La différence est que l’enfant pourra, plus tard, demander l’accès à certaines informations, voire à l’identité civile de la donneuse, selon la loi du pays.

Il faut donc poser clairement la question à la clinique :

“Quelles informations recevrons-nous sur la donneuse ?”

Et aussi :

“Quelles informations notre enfant pourra-t-il obtenir plus tard ?”

Ce sont deux questions différentes.


Comment choisir un pays pour un don d’ovocytes à l’étranger ?

Le choix du pays ne doit pas reposer uniquement sur le prix ou la rapidité.

Bien sûr, les aspects pratiques sont importants : délais, coût, distance, langue, nombre de déplacements, qualité de la coordination, transparence des devis, expérience du laboratoire.

Mais il faut aussi intégrer les aspects juridiques et familiaux.

Avant de choisir un pays, il est utile de comparer :

  • le cadre légal du don d’ovocytes ;
  • l’anonymat ou non de la donneuse ;
  • l’accès éventuel aux origines pour l’enfant ;
  • les conditions d’accès selon la situation familiale ;
  • les limites d’âge ;
  • les examens réalisés chez les donneuses ;
  • la manière dont la donneuse est attribuée ;
  • le nombre d’ovocytes ou d’embryons attendu ;
  • la politique de transfert embryonnaire ;
  • les garanties réelles et les limites du programme ;
  • la langue de communication avec l’équipe ;
  • le suivi avant, pendant et après le traitement.

Un pays peut être très attractif sur le plan médical, mais ne pas correspondre aux valeurs d’un couple ou d’une femme seule sur la question des origines.

À l’inverse, un pays avec un accès possible aux origines peut correspondre davantage au projet familial, mais présenter d’autres contraintes pratiques ou financières.


Les questions à poser à une clinique avant un don d’ovocytes

Avant de s’engager dans une FIV avec don d’ovocytes à l’étranger, il est important de poser des questions précises.

Voici quelques questions utiles :

  1. Le don d’ovocytes est-il anonyme dans votre pays ?
  2. Les parents reçoivent-ils des informations sur la donneuse ?
  3. L’enfant pourra-t-il accéder à des informations à sa majorité ?
  4. L’enfant pourra-t-il accéder à l’identité de la donneuse ?
  5. Qui choisit la donneuse ?
  6. Quels critères sont utilisés pour attribuer une donneuse ?
  7. Quels examens médicaux sont réalisés chez les donneuses ?
  8. Des tests génétiques sont-ils proposés ou inclus ?
  9. Combien d’ovocytes sont généralement attribués ?
  10. Le traitement se fait-il avec ovocytes frais ou vitrifiés ?
  11. Combien d’embryons peut-on raisonnablement espérer ?
  12. Le devis inclut-il la vitrification des embryons surnuméraires ?
  13. Que se passe-t-il si aucun embryon transférable n’est obtenu ?
  14. Y a-t-il une coordinatrice francophone ?
  15. Qui répond aux questions médicales avant le départ ?
  16. Quels documents seront remis après le traitement ?
  17. Quelle information pourra être transmise à l’enfant plus tard ?
  18. Comment la clinique accompagne-t-elle les parents sur la question du don ?

Ces questions ne sont pas accessoires. Elles permettent de savoir exactement dans quel cadre on s’engage.


Don d’ovocytes à l’étranger : attention aux promesses trop simples

La PMA à l’étranger peut représenter une chance immense pour des personnes confrontées à l’infertilité, aux délais, à l’âge ou à des échecs répétés.

Mais il faut rester prudent face aux discours trop commerciaux.

Un don d’ovocytes n’est pas un simple “forfait bébé”.

Il s’agit d’un parcours médical, émotionnel, juridique et familial.

Même avec une donneuse jeune, même avec une bonne clinique, même avec un laboratoire performant, aucune clinique sérieuse ne peut garantir une naissance.

Il faut donc se méfier :

  • des taux de réussite présentés sans contexte ;
  • des garanties mal expliquées ;
  • des devis incomplets ;
  • des réponses floues sur l’anonymat ;
  • des programmes où l’on ne sait pas vraiment ce qui est inclus ;
  • des cliniques qui évitent les questions sur les origines ;
  • des promesses qui minimisent la charge émotionnelle du parcours.

Une bonne clinique doit être capable de répondre clairement, calmement et précisément, y compris aux questions difficiles.


Pourquoi se faire accompagner avant de partir à l’étranger ?

Lorsqu’on est en parcours d’infertilité, on peut avoir envie d’aller vite.

Après des années d’attente, d’examens, d’échecs ou de fausses couches, il est compréhensible de vouloir passer à l’étape suivante sans perdre de temps.

Mais partir à l’étranger pour un don d’ovocytes mérite un temps de réflexion.

Se faire accompagner par une association, un professionnel de santé, un psychologue spécialisé ou une personne connaissant bien ces parcours peut permettre de poser les bonnes questions et d’éviter certaines erreurs.

L’accompagnement peut aider à clarifier :

  • le choix du pays ;
  • le choix de la clinique ;
  • la compréhension du devis ;
  • le calendrier du traitement ;
  • la question de l’anonymat ;
  • la manière de parler du don à l’enfant ;
  • les aspects émotionnels du deuil génétique ;
  • la place de chacun dans le projet parental.

L’objectif n’est pas de ralentir le parcours inutilement. L’objectif est de décider avec une information claire.


Don d’ovocytes, origines et histoire familiale : penser aussi à l’après

Pendant le parcours, tout semble tourner autour du résultat : obtenir des embryons, réussir le transfert, avoir un test positif, franchir les échographies, aller jusqu’à la naissance.

C’est normal.

Mais le don d’ovocytes ne s’arrête pas au test de grossesse.

Il s’inscrit dans une histoire familiale qui continuera après la naissance. Un jour, l’enfant pourra poser des questions. Les parents pourront ressentir le besoin d’expliquer. La famille devra peut-être trouver ses mots.

C’est pourquoi la question des origines doit être pensée dès le départ, non pas dans l’angoisse, mais avec lucidité.

Choisir un pays, c’est aussi choisir un cadre pour l’histoire future de l’enfant.

Cela ne veut pas dire qu’un modèle est forcément meilleur qu’un autre. Cela veut dire que chaque futur parent doit pouvoir choisir en connaissance de cause.


Conclusion : choisir un don d’ovocytes à l’étranger, c’est aussi choisir un cadre d’histoire familiale

Le don d’ovocytes à l’étranger peut permettre à de nombreuses femmes, couples ou femmes seules de devenir parents malgré l’infertilité, les échecs de FIV, l’âge ou l’absence de donneuses disponibles dans leur pays.

Mais ce choix ne doit pas être seulement médical ou financier.

Il doit aussi tenir compte de la question de l’anonymat, de l’accès aux origines, des informations disponibles sur la donneuse et de la manière dont l’enfant pourra comprendre son histoire plus tard.

Avant de choisir une clinique ou un pays, il est donc essentiel de poser les bonnes questions.

L’Espagne, le Portugal, la France et d’autres pays européens n’ont pas exactement les mêmes règles. Ces différences ne sont pas secondaires. Elles peuvent influencer la manière dont les parents construiront le récit de naissance de leur enfant.

Un parcours de don d’ovocytes est souvent le résultat d’un long chemin. Il mérite une information sérieuse, humaine et complète.

S’informer, comparer, poser des questions, réfléchir à l’enfant à venir : tout cela fait déjà partie du projet parental.


FAQ : don d’ovocytes à l’étranger, anonymat et accès aux origines

Le don d’ovocytes est-il toujours anonyme à l’étranger ?

Non. Les règles varient selon les pays. Certains pays prévoient un don anonyme, d’autres permettent à l’enfant devenu adulte d’accéder à certaines informations ou à l’identité du donneur ou de la donneuse.

En Espagne, l’enfant peut-il connaître l’identité de la donneuse ?

En Espagne, le don est en principe anonyme. L’enfant peut obtenir des informations générales ne permettant pas d’identifier la donneuse, mais pas son identité civile, sauf circonstances exceptionnelles prévues par la loi.

Au Portugal, l’enfant peut-il accéder à l’identité de la donneuse ?

Le droit portugais prévoit que les personnes nées d’une PMA avec don de gamètes ou d’embryons peuvent, à partir de 18 ans, obtenir des informations sur l’identification civile du donneur ou de la donneuse auprès de l’autorité compétente.

En France, le don d’ovocytes est-il anonyme ?

En France, la donneuse et les receveurs ne connaissent pas leurs identités respectives. Mais la personne née d’un don peut demander, à sa majorité, l’accès à des données non identifiantes et à l’identité du donneur ou de la donneuse, selon le cadre prévu par la loi.

Les parents choisissent-ils la donneuse d’ovocytes ?

Dans la plupart des cadres médicaux européens, les parents ne choisissent pas personnellement la donneuse. L’attribution est faite par l’équipe médicale selon des critères médicaux, phénotypiques et réglementaires.

Faut-il dire à l’enfant qu’il est né grâce à un don d’ovocytes ?

Beaucoup de professionnels recommandent aujourd’hui une parole progressive, simple et adaptée à l’âge de l’enfant. Cela permet d’intégrer son histoire naturellement, sans secret brutal ni révélation tardive.

Le don d’ovocytes garantit-il une grossesse ?

Non. Le don d’ovocytes peut augmenter les chances dans certaines situations, notamment lorsque la qualité ovocytaire est en cause, mais aucune technique de PMA ne garantit une grossesse ou une naissance.


Sources utiles

Agence de la biomédecine – Le don d’ovocytes est-il anonyme ?
https://www.agence-biomedecine.fr/fr/don-de-gametes-et-assistance-medicale-a-la-procreation/le-don-d-ovocytes-est-il-anonyme

Agence de la biomédecine – Conditions d’âge pour bénéficier d’une AMP en France
https://www.agence-biomedecine.fr/fr/don-de-gametes-et-assistance-medicale-a-la-procreation/quelles-sont-les-conditions-d-age-minimal-et-maximal-pour-pouvoir-beneficier-d-une-assistance-medicale-a-la-procreation-en-france

Espagne – Ley 14/2006 sobre técnicas de reproducción humana asistida
https://www.boe.es/buscar/act.php?id=BOE-A-2006-9292

Portugal – Lei n.º 48/2019, regime de confidentialité en PMA
https://diariodarepublica.pt/dr/detalhe/lei/48-2019-122996204

Les Cigognes de l’Espoir – Association d’aide aux personnes infertiles
https://www.lescigognesdelespoir.com

lundi 22 juin 2026

FIV et Don d'ovocytes à l'étranger : Comment choisir la bonne clinique en 2026 ?

 Le parcours de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) est souvent un chemin semé d'embûches. 

Face aux délais d'attente parfois très longs en France ou aux critères d'âge stricts, de nombreux couples et femmes célibataires se tournent vers la FIV (Fécondation In Vitro) avec don d'ovocytes à l'étranger.
Mais face à la multitude d'offres en Europe, comment s'y retrouver ? Voici les critères essentiels pour bien choisir votre clinique de fertilité et maximiser vos chances de réussite.

 Pourquoi faire un don d'ovocytes à l'étranger ?

Plusieurs raisons poussent les futurs parents à franchir les frontières pour une PMA :


 * **Les délais d'attente :**

 Dans certains pays, il n'y a presque pas de liste d'attente pour obtenir des ovocytes, contrairement à la France où le délai peut atteindre plusieurs années.


 * **Le taux de réussite :**

 Certaines cliniques étrangères disposent de laboratoires de pointe à la pointe de la technologie.


 * **La législation :**

 L'accès à la PMA pour les femmes célibataires ou les couples de femmes est parfois plus souple ou plus ancien dans d'autres pays européens.

 Quelles sont les destinations les plus prisées en Europe ?


Chaque pays possède ses propres spécificités juridiques et médicales :


 1. **L'Espagne :**

 C'est la destination historique et leader en Europe. Les cliniques espagnoles disposent de banques d'ovocytes très importantes et d'un excellent suivi en français.


 2. **La République Tchèque :**

 Très prisée pour son rapport qualité/prix. Les cliniques à Prague ou Brno offrent des soins de haute qualité à des tarifs souvent plus abordables qu'en Espagne.


 3. **Le Portugal :**

 Depuis quelques années, le Portugal attire de nombreux patients français, notamment parce que la législation y autorise le don d'ovocytes non anonyme (permettant à l'enfant d'accéder à ses origines à sa majorité).


Les 4 critères pour bien choisir votre clinique de PMA


Pour éviter les mauvaises surprises, voici les points à vérifier avant de signer un contrat :


 1. Les taux de réussite par tranche d'âge

Ne vous fiez pas au "taux de réussite global" affiché en gros sur les brochures. Demandez spécifiquement le taux de réussite pour le **don d'ovocytes avec transfert d'embryon frais ou congelé** correspondant à votre situation.


 2. L'accompagnement en langue française

Le stress est le pire ennemi de la fertilité. Il est capital que la clinique vous attribue un coordinateur ou une coordinatrice francophone dédiée pour répondre à vos questions par email ou téléphone à chaque étape du protocole.


3. La transparence des tarifs

Un devis pour une FIV à l'étranger doit tout inclure. Vérifiez si le prix comprend : la stimulation de la donneuse, la culture prolongée des embryons (jusqu'au stade de blastocyste J5), la vitrification (congélation) des embryons surnuméraires et les traitements médicamenteux.


4. Les critères de sélection de la donneuse

Renseignez-vous sur la manière dont les donneuses sont sélectionnées (tests génétiques, examens psychologiques et médicaux) pour vous assurer une sécurité maximale.


Conclusion : Prenez le temps de comparer

Partir à l'étranger pour un don d'ovocytes est un projet de vie majeur. N'hésitez pas à contacter deux ou trois cliniques pour un premier rendez-vous (souvent gratuit en visioconférence) afin de tester leur réactivité et leur humanité.

 Informations pratiques :

 Pensez également à vous renseigner auprès de l'Assurance Maladie en France (CNSE) avant votre départ, car sous certaines conditions, une prise en charge partielle des soins à l'étranger est possible via le dossier de soins transfrontaliers.

 


 



lundi 15 juin 2026

Don d’ovocytes : le replay du webinaire est disponible

 

Le don d’ovocytes soulève souvent beaucoup de questions : médicales, pratiques, émotionnelles, parfois très intimes.

Dans ce replay, le Dr Sara Ventosa, gynécologue spécialisée en PMA à CRA Barcelona, répond aux interrogations les plus fréquentes autour du don d’ovocytes :

-déroulement du traitement
-choix de la donneuse
-chances de réussite
-deuil génétique
-épigénétique
-lien avec l’enfant

Un échange clair et bienveillant, proposé par Les Cigognes de l’Espoir https://www.lescigognesdelespoir.com , pour aider les personnes concernées à mieux comprendre cette possibilité dans leur parcours.

Replay disponible ici : https://www.youtube.com/watch?v=QyA2YLaJ4Wo

 


 

 

 

lundi 18 mai 2026

Webinaire gratuit – Don d’ovocytes : posez vos questions au Dr Sara Ventosa

 

Vous vous posez des questions sur le don d’ovocytes dans le cadre d’un parcours de PMA ?

Pour qui ce traitement est-il indiqué ?
Quand faut-il l’envisager ?
Comment se déroule concrètement un parcours avec don d’ovocytes ?
Comment est choisie la donneuse ?
Quelles sont les chances de réussite ?
Comment vivre le deuil génétique ?
Quel rôle peut jouer l’épigénétique dans le lien entre la mère qui porte l’enfant et le bébé ?

Pour répondre à toutes ces questions, Les Cigognes de l’Espoir organisent un webinaire gratuit avec le Dr Sara Ventosa, gynécologue spécialisée en PMA à CRA Barcelona, clinique de fertilité conseillée par notre association.

Ce webinaire prendra la forme d’une session exclusive de Questions-Réponses : un temps d’échange concret, accessible et bienveillant pour permettre aux femmes et aux couples concernés par l’infertilité de mieux comprendre cette possibilité et d’avancer plus sereinement dans leur réflexion.

📅 Mercredi 27 mai à 19h
💻 En ligne sur Zoom
🎟️ Gratuit – inscription obligatoire

👉 Inscription ici :
https://lc.cx/webinairedondovocytes

🔗 En savoir plus sur le partenariat entre CRA Barcelona et Les Cigognes de l’Espoir :
https://www.cra.barcelona/fr/cra-barcelone-les-cigognes-de-lespoir/

🔗 Découvrir le Dr Sara Ventosa :
https://www.cra.barcelona/fr/equipe-medicale/dra-sara-ventosa/

🔗 Site de l’association Les Cigognes de l’Espoir :
https://www.lescigognesdelespoir.com/

Parce qu’il est normal d’avoir des questions, des doutes ou des peurs avant d’envisager un don d’ovocytes, ce rendez-vous est là pour vous apporter des réponses claires, médicales et humaines.

 


 

mardi 12 mai 2026

Replay webinaire : Le DPI en PMA – échecs de FIV, fausses couches, pour qui et pourquoi ?

 Replay webinaire : Le DPI en PMA – échecs de FIV, fausses couches, pour qui et pourquoi ?

 


 

Dans ce replay, Les Cigognes de l’Espoir vous proposent de mieux comprendre le DPI en PMA — Diagnostic Préimplantatoire — et son intérêt dans certains parcours marqués par des échecs répétés de FIV, des fausses couches précoces ou des situations complexes d’infertilité.

Avec la participation de CRA Barcelona, clinique spécialisée dans les cas complexes d’infertilité, et l’intervention d’Alba Gonzalez, coordinatrice francophone de la clinique, ainsi que du Dr Xavier Latouche, coordinateur médical de l’association Les Cigognes de l’Espoir.

Au programme de ce webinaire :

✔️ À quoi sert concrètement le DPI ?
✔️ Dans quelles situations peut-il être proposé ?
✔️ Quel lien avec les anomalies chromosomiques des embryons ?
✔️ Peut-il aider après des échecs de FIV ou des fausses couches ?
✔️ Pourquoi cette technique est-elle très encadrée en France ?
✔️ Pourquoi certains patients se tournent vers l’Espagne ?
✔️ Quelles sont les limites, les chances et le parcours concret ?

Un replay utile pour toutes les personnes en parcours de PMA, FIV, infertilité, qui cherchent des réponses claires pour mieux comprendre leurs options.

🔗 En savoir plus sur Les Cigognes de l’Espoir :
https://www.lescigognesdelespoir.com/

🔗 En savoir plus sur CRA Barcelona :
https://lc.cx/CRAcigognes

⚠️ Ce webinaire a une vocation informative et ne remplace pas une consultation médicale personnalisée.

mercredi 4 février 2026

Venez rencontrer la clinique de fertilité de Zlin à Mulhouse le 7 février et Lyon le 8 février 26

 

 


 Venez rencontrer la clinique de fertilite de Zlin , partenaire de l'association depuis presque 15 ans , spécialisée dans les traitements de fertilité pour les patients francophones : FIV , don d'ovocytes , don d'embryons, conservation sociétale des ovocytes etc . à nos toutes prochaines réunion de Mulhouse le samedi 7 février et de Lyon le 8 février avec possibilité de rendez-vous individuels .
Détails et inscription (obligatoire ici) https://lc.cx/réunionscigognes


mardi 27 janvier 2026

PMA-infertilité-don d'ovocytes . Réunion à Lyon le 8 février 26

 Vous êtes concerné·e par l’infertilité, la PMA, le don de gamètes ? Vous souhaitez rencontrer l’association et ses partenaires, assister à des conférences précises sur les traitements ?

L’association Les Cigognes de l’Espoir https://www.lescigognesdelespoir.com organise une après-midi gratuite et ouverte à tous (membres ou non) à Lyon-Villeurbanne. 

Samedi 8 février 2026 de 13h30 (accueil) à 18h

Lyon-Villeurbanne (Métro ligne A : République-Villeurbanne) – Adresse communiquée aux inscrit·e·s quelques jours avant la réunion

Programme : 


13h30 : Accueil 

14h00 : Présentation de l’association (buts, actions, résultats) + présentation des partenaires confirmés 

•14h30 : Conférences thématiques

-« Dans le secret d'un laboratoire de PMA : la partie cachée mais primordiale d'un traitement de FIV ou de don d'ovocytes » – Veronika Vrbova (clinique Zlin, République Tchèque)


- « Don d’ovocytes : mais pourquoi c’est si cher ? » – Radka Bandzuchova (cliniques Sanus, République Tchèque)


- « Tout savoir sur les tests de compatibilité pour les donneuses d'ovocytes » – Elodie Moco (Ferticentro, Portugal)


- « L'intérêt du DPI dans le cadre d'un traitement de PMA » – Alba Gonzalez (CRA, Barcelone)


-« PMA : Et si on s’autorisait à vivre ce parcours à deux ? » – Amandine Pinel (accompagnement périnatal, EFT, hypnose)

15h50 à 18h : Espace rencontres & échanges individuels avec les cliniques partenaires (Sanus Hradec Kralove & Pardubice, Zlin, Ferticentro, CRA Barcelone), Amandine Pinel, responsables et bénévoles de l’association.

Participation gratuite – Inscription obligatoire (places limitées pour raisons d’organisation et de sécurité).
 

Inscrivez-vous ici : https://lc.cx/reunionlyon


Venez nombreux·ses pour vous informer directement, poser vos questions et échanger avec des professionnels et d’autres personnes concernées.

mardi 20 janvier 2026

Bien vivre sa PMA à l etranger - Lille, 24 janv. 26

 

Conférence – Lille : "PMA : Quand le désir d'enfant nous pousse vers l'étranger, comment bien vivre le parcours ?"

Samedi 24 janvier 2026 à 14h00

 Les Cigognes de l'Espoir https://www.lescigognesdelespoir.com  ont le plaisir de vous inviter à une après-midi d'information et d'échange exceptionnel à Lille.

 Que vous soyez un couple hétérosexuel, un couple de femmes ou une femme engagée dans un parcours solo, cette conférence est conçue pour vous apporter des réponses concrètes et un soutien émotionnel, spécifiquement si votre projet vous amène à envisager une PMA hors de France.

 Une approche psychologique pour mieux vivre la PMA à l'étranger

Nous aurons l'honneur d'accueillir Karine Delmas, hypnothérapeute spécialisée en périnatalité. Forte de plus de dix-sept années d'expérience, elle a développé l'hypnose préconceptionnelle® pour accompagner les femmes et les couples sur le chemin de la parentalité

 Auteure du livre "Les chemins de la fertilité… des solutions par la PMA et l’hypnose préconceptionnelle" (Éditions du Dauphin, 2025)  , elle mettra en lumière les questionnements, les doutes et les difficultés que peut induire un parcours médicalisé, en particulier lorsque le choix s'oriente vers une prise en charge à l'étranger.

 Les thèmes abordés lors de la conférence :

Karine Delmas abordera différents aspects de la PMA (intra-couple ou avec don de gamètes) pour vous aider à traverser ce parcours international avec plus de douceur :

   -Le saut vers l'inconnu : Ce qui se cache derrière notre désir d'enfant sur le plan inconscient et ce que cela implique de partir le concrétiser ailleurs.

   - Les freins et résistances : Identifier ce qui nous retient ou nous fait peur dans le processus de devenir parent.

    -Le parcours à l'étranger au quotidien : Comment vivre au mieux cette expérience loin de chez soi grâce à des approches comme l'hypnose préconceptionnelle, pour soutenir les processus physiques et émotionnels.

  -  Les enjeux spécifiques : Comprendre les différences de parcours pour les couples hétérosexuels, homosexuels et les femmes seules.

   - Le don de gamètes : Faire face aux peurs liées au don (ovocytes ou sperme) et comprendre les enjeux pour l'enfant à naître autour de la question de ses origines.

 Une Expertise Médicale à Vos Côtés : Clinique Ferticentro

Pour répondre à toutes vos interrogations médicales et vous guider dans votre projet de maternité à l'étranger, Ada Lemos, représentante de la clinique partenaire des Cigognes de l’Espoir – Ferticentro https://lc.cx/ferticentro (Coimbra, Portugal), sera présente.

 Elle partagera son expertise sur les options de don d'ovocytes et de FIV au Portugal et répondra à toutes vos questions pratiques sur l'organisation d'un traitement dans un autre pays.

 Offre spéciale : À l'occasion de cette conférence, la clinique Ferticentro offrira aux couples et patientes intéressés par un traitement un bon de réduction de 300 € sur les forfaits FIV DO.

 Un Temps d'Échange Privilégié

La conférence sera suivie d'une séance de questions-réponses. Karine Delmas et Ada Lemos seront disponibles pour vous permettre d'obtenir des informations personnalisées et des conseils avisés adaptés à votre situation et à votre projet de départ.

Informations Pratiques & Dédicace

  Date : Samedi 24 janvier 2026 à 14h00

   Lieu : Lille centre (L'adresse précise et le plan d'accès vous seront communiqués sur la confirmation que vous recevrez par email).

   Entrée : Gratuite (sur inscription).

  Dédicace : Vous pourrez acheter sur place le livre de Karine Delmas "Les chemins de la fertilité… des solutions par la PMA et l’hypnose préconceptionnelle" (Éditions du Dauphin, 2025) ou amenez le vôtre pour le faire dédicacer ( a commander en ligne ici https://lc.cx/cheminfertilite ) . 

INSCRIPTION CI-DESSOUS PRÉALABLE ICI https://lc.cx/Conferencelille (Nombre de places limité)

 Ne laissez pas l'âge, les obstacles administratifs ou la peur de l'étranger vous priver du bonheur de devenir maman !

 Réservez ci-dessous dès maintenant votre place pour cette conférence essentielle et faites le premier pas vers la réalisation de votre rêve !