dimanche 12 juillet 2026

Don d’ovocytes à l’étranger : anonymat, accès aux origines et choix du pays

 

Don d’ovocytes à l’étranger : anonymat, accès aux origines et choix du pays

Lorsqu’un parcours de PMA avec don d’ovocytes devient nécessaire, beaucoup de personnes commencent par se poser des questions médicales : taux de réussite, qualité du laboratoire, délais, coût, choix de la clinique, nombre d’embryons obtenus, transfert frais ou transfert d’embryon congelé.

Mais une autre question, parfois moins visible au départ, devient très importante avec le temps : que saura l’enfant de la donneuse d’ovocytes ?

Le don sera-t-il anonyme ?
L’enfant pourra-t-il accéder à ses origines ?
Les parents recevront-ils des informations sur la donneuse ?
Y a-t-il des différences importantes entre la France, l’Espagne, le Portugal ou d’autres pays européens ?
Comment choisir un pays lorsque l’on pense aussi à l’avenir de l’enfant ?

Ces questions sont essentielles. Elles ne doivent pas être repoussées à plus tard, car elles font partie intégrante du projet parental.

Un don d’ovocytes n’est pas seulement une technique médicale. C’est aussi une histoire familiale, une histoire de filiation, de transmission, d’identité et parfois de parole à construire avec l’enfant.


Pourquoi la question de l’anonymat est-elle si importante dans un don d’ovocytes ?

Dans un parcours de don d’ovocytes, la donneuse apporte une partie génétique essentielle à la conception de l’enfant. La femme qui porte la grossesse, elle, vit la grossesse, accouche, nourrit le lien, devient mère dans toute la réalité affective, corporelle, juridique et quotidienne du terme.

Mais il est normal que les futurs parents se demandent ce que cette origine génétique signifiera plus tard pour l’enfant.

Certaines personnes souhaitent un don strictement anonyme, parce qu’elles veulent protéger leur intimité familiale ou éviter toute confusion. D’autres préfèrent un système permettant à l’enfant, devenu adulte, d’accéder à l’identité de la donneuse. D’autres encore ne savent pas vraiment quoi penser au début du parcours.

Il n’y a pas toujours une réponse simple. Mais il est important de comprendre les différents systèmes avant de choisir un pays ou une clinique.

L’anonymat du don ne signifie pas toujours la même chose selon les pays.

Dans certains pays, la donneuse reste anonyme pour les parents et pour l’enfant. Dans d’autres, les parents ne connaissent pas l’identité de la donneuse, mais l’enfant pourra demander certaines informations à sa majorité. Dans d’autres encore, l’enfant pourra accéder à l’identité civile du donneur ou de la donneuse devenu adulte.

Ces différences peuvent avoir des conséquences concrètes pour la famille.


Don d’ovocytes en France : anonymat entre donneurs et receveurs, mais droit d’accès aux origines pour l’enfant

En France, le don d’ovocytes repose toujours sur un principe d’anonymat entre la donneuse et les receveurs.

Concrètement, cela signifie que la donneuse ne connaît pas l’identité des personnes qui recevront ses ovocytes, et que les receveurs ne connaissent pas l’identité de la donneuse.

Mais depuis la loi de bioéthique de 2021, un changement important a été introduit : les personnes nées d’un don de gamètes peuvent, à leur majorité, demander l’accès à des données non identifiantes et à l’identité du donneur ou de la donneuse, selon les règles prévues par la loi.

Autrement dit, l’anonymat entre donneuse et parents receveurs demeure, mais l’enfant né du don dispose désormais d’un droit d’accès aux origines lorsqu’il devient adulte.

C’est une évolution majeure, car elle reconnaît que l’histoire génétique peut avoir une importance pour certaines personnes nées d’un don.

Cela ne signifie pas que l’enfant sera obligé de demander ces informations. Cela signifie qu’il pourra le faire s’il en ressent le besoin, à sa majorité.


Don d’ovocytes en Espagne : un système fondé sur l’anonymat de la donneuse

L’Espagne est l’une des destinations les plus connues en Europe pour la PMA avec don d’ovocytes.

L’une des raisons est l’organisation ancienne et structurée du don de gamètes, avec de nombreuses cliniques spécialisées, des équipes habituées aux patientes étrangères et souvent un accompagnement en français.

Mais sur le plan de l’accès aux origines, l’Espagne fonctionne différemment de la France ou du Portugal.

La loi espagnole prévoit que le don de gamètes est anonyme. Les parents receveurs ne choisissent pas personnellement la donneuse. La sélection est faite par l’équipe médicale, en tenant compte notamment des caractéristiques phénotypiques et immunologiques disponibles.

L’identité de la donneuse est protégée. L’enfant né du don peut obtenir certaines informations générales ne permettant pas d’identifier la donneuse, mais il n’a pas accès à son identité civile, sauf circonstances exceptionnelles prévues par la loi, par exemple en cas de danger grave pour la santé.

Pour certains futurs parents, cet anonymat est rassurant. Pour d’autres, il peut susciter des interrogations, notamment lorsqu’ils réfléchissent à ce que l’enfant pourrait vouloir savoir plus tard.

Il est donc important de ne pas choisir l’Espagne uniquement pour ses taux de réussite ou ses délais. Il faut aussi comprendre le cadre du don et ses implications familiales.


Don d’ovocytes au Portugal : un modèle différent, avec accès possible à l’identité à l’âge adulte

Le Portugal attire aussi des patients français dans certains parcours de PMA à l’étranger.

Son cadre juridique est différent de celui de l’Espagne sur la question de l’accès aux origines.

La législation portugaise prévoit que les personnes nées d’une PMA avec don de gamètes ou d’embryons peuvent, à partir de 18 ans, obtenir auprès de l’autorité compétente des informations sur l’identification civile du donneur ou de la donneuse.

Cela signifie que les parents ne choisissent pas librement la donneuse et ne reçoivent pas nécessairement son identité au moment du traitement. Mais l’enfant, devenu adulte, peut avoir un droit d’accès à l’identité de la donneuse selon les conditions prévues par la loi portugaise.

Ce modèle peut intéresser des parents qui souhaitent un système plus ouvert sur les origines, tout en conservant un cadre médical organisé et sécurisé.

Il peut aussi rassurer certains futurs parents qui veulent pouvoir dire à leur enfant : “Tu as été conçu grâce à un don, et si un jour tu souhaites en savoir davantage, un cadre existe.”


Anonymat ou accès aux origines : quelle est la meilleure solution ?

Il n’existe pas une réponse unique valable pour toutes les familles.

Certains parents préfèrent l’anonymat complet. Ils y voient une manière de protéger leur famille, de simplifier leur histoire ou d’éviter que la donneuse prenne une place trop importante dans l’imaginaire de l’enfant.

D’autres parents préfèrent un système où l’enfant pourra accéder à ses origines plus tard. Ils y voient une forme de transparence, de respect de l’histoire de l’enfant et de possibilité laissée ouverte pour l’avenir.

La vraie question n’est donc pas seulement : “Quel pays a les meilleurs résultats ?”

La vraie question est aussi :

  • Quel cadre juridique correspond à nos valeurs ?
  • Que voulons-nous pouvoir dire à notre enfant ?
  • Sommes-nous à l’aise avec l’idée d’un don totalement anonyme ?
  • Préférons-nous que l’enfant puisse accéder à l’identité de la donneuse à sa majorité ?
  • Comment imaginons-nous parler de cette histoire dans notre famille ?
  • Avons-nous bien compris les règles du pays où nous envisageons de faire le traitement ?

Ces questions peuvent sembler lointaines au moment où l’on est concentré sur les chances de grossesse. Pourtant, elles peuvent devenir très importantes après la naissance.


Faut-il dire à l’enfant qu’il est né grâce à un don d’ovocytes ?

C’est une question que beaucoup de futurs parents se posent.

Pendant longtemps, certains parcours de don de gamètes étaient entourés de silence. On conseillait parfois de ne rien dire, de “protéger” l’enfant ou de faire comme si le don n’avait jamais existé.

Aujourd’hui, de nombreux professionnels de l’accompagnement en fertilité et de la psychologie familiale encouragent plutôt une parole progressive, adaptée à l’âge de l’enfant, simple et sécurisante.

Dire à un enfant qu’il est né grâce à un don d’ovocytes ne signifie pas lui raconter toute la complexité médicale dès son plus jeune âge. Il s’agit plutôt d’introduire son histoire de manière naturelle, avec des mots simples.

Par exemple :

“Nous avions très envie de t’avoir, mais nous avions besoin d’aide pour que tu puisses arriver. Une femme a fait un don très précieux, et ensuite tu as grandi dans le ventre de maman.”

Avec le temps, les explications peuvent évoluer selon l’âge, les questions de l’enfant et la situation familiale.

L’objectif n’est pas de faire du don un sujet lourd ou dramatique. L’objectif est d’éviter que l’enfant découvre tardivement, par hasard ou dans un contexte douloureux, une partie importante de son histoire.


Les parents sont-ils “moins parents” lorsqu’il y a un don d’ovocytes ?

Non.

Cette inquiétude est fréquente, surtout chez les femmes qui doivent renoncer à transmettre leurs propres ovocytes.

Le don d’ovocytes peut réveiller un sentiment de perte, de deuil génétique, d’injustice ou de peur de ne pas se sentir pleinement mère.

Ces émotions sont légitimes. Elles méritent d’être entendues.

Mais la parentalité ne se réduit pas à la génétique.

La mère qui reçoit un don d’ovocytes porte la grossesse, vit les transformations du corps, nourrit le lien avec l’enfant, accouche, élève, protège, console, transmet, accompagne. Elle est la mère de l’enfant.

Dans un couple, l’autre parent construit aussi sa place par le projet, l’engagement, la présence, l’amour et la vie quotidienne.

Le don d’ovocytes ne diminue pas la parentalité. Il modifie l’histoire de la conception, mais il ne retire rien à la réalité du lien parental.


Quelles informations peut-on recevoir sur la donneuse ?

Cela dépend du pays et de la clinique.

Dans les systèmes anonymes, les parents peuvent généralement recevoir des informations non identifiantes. Il peut s’agir, selon les cas, de données comme :

  • l’âge de la donneuse ;
  • son groupe sanguin ;
  • sa taille ;
  • sa couleur des yeux ;
  • sa couleur des cheveux ;
  • sa carnation ;
  • certains éléments médicaux ;
  • parfois le niveau d’études ou des informations générales.

Mais ces informations ne permettent pas d’identifier personnellement la donneuse.

Dans les pays avec accès aux origines à la majorité, les parents ne reçoivent pas forcément l’identité de la donneuse au moment du traitement. La différence est que l’enfant pourra, plus tard, demander l’accès à certaines informations, voire à l’identité civile de la donneuse, selon la loi du pays.

Il faut donc poser clairement la question à la clinique :

“Quelles informations recevrons-nous sur la donneuse ?”

Et aussi :

“Quelles informations notre enfant pourra-t-il obtenir plus tard ?”

Ce sont deux questions différentes.


Comment choisir un pays pour un don d’ovocytes à l’étranger ?

Le choix du pays ne doit pas reposer uniquement sur le prix ou la rapidité.

Bien sûr, les aspects pratiques sont importants : délais, coût, distance, langue, nombre de déplacements, qualité de la coordination, transparence des devis, expérience du laboratoire.

Mais il faut aussi intégrer les aspects juridiques et familiaux.

Avant de choisir un pays, il est utile de comparer :

  • le cadre légal du don d’ovocytes ;
  • l’anonymat ou non de la donneuse ;
  • l’accès éventuel aux origines pour l’enfant ;
  • les conditions d’accès selon la situation familiale ;
  • les limites d’âge ;
  • les examens réalisés chez les donneuses ;
  • la manière dont la donneuse est attribuée ;
  • le nombre d’ovocytes ou d’embryons attendu ;
  • la politique de transfert embryonnaire ;
  • les garanties réelles et les limites du programme ;
  • la langue de communication avec l’équipe ;
  • le suivi avant, pendant et après le traitement.

Un pays peut être très attractif sur le plan médical, mais ne pas correspondre aux valeurs d’un couple ou d’une femme seule sur la question des origines.

À l’inverse, un pays avec un accès possible aux origines peut correspondre davantage au projet familial, mais présenter d’autres contraintes pratiques ou financières.


Les questions à poser à une clinique avant un don d’ovocytes

Avant de s’engager dans une FIV avec don d’ovocytes à l’étranger, il est important de poser des questions précises.

Voici quelques questions utiles :

  1. Le don d’ovocytes est-il anonyme dans votre pays ?
  2. Les parents reçoivent-ils des informations sur la donneuse ?
  3. L’enfant pourra-t-il accéder à des informations à sa majorité ?
  4. L’enfant pourra-t-il accéder à l’identité de la donneuse ?
  5. Qui choisit la donneuse ?
  6. Quels critères sont utilisés pour attribuer une donneuse ?
  7. Quels examens médicaux sont réalisés chez les donneuses ?
  8. Des tests génétiques sont-ils proposés ou inclus ?
  9. Combien d’ovocytes sont généralement attribués ?
  10. Le traitement se fait-il avec ovocytes frais ou vitrifiés ?
  11. Combien d’embryons peut-on raisonnablement espérer ?
  12. Le devis inclut-il la vitrification des embryons surnuméraires ?
  13. Que se passe-t-il si aucun embryon transférable n’est obtenu ?
  14. Y a-t-il une coordinatrice francophone ?
  15. Qui répond aux questions médicales avant le départ ?
  16. Quels documents seront remis après le traitement ?
  17. Quelle information pourra être transmise à l’enfant plus tard ?
  18. Comment la clinique accompagne-t-elle les parents sur la question du don ?

Ces questions ne sont pas accessoires. Elles permettent de savoir exactement dans quel cadre on s’engage.


Don d’ovocytes à l’étranger : attention aux promesses trop simples

La PMA à l’étranger peut représenter une chance immense pour des personnes confrontées à l’infertilité, aux délais, à l’âge ou à des échecs répétés.

Mais il faut rester prudent face aux discours trop commerciaux.

Un don d’ovocytes n’est pas un simple “forfait bébé”.

Il s’agit d’un parcours médical, émotionnel, juridique et familial.

Même avec une donneuse jeune, même avec une bonne clinique, même avec un laboratoire performant, aucune clinique sérieuse ne peut garantir une naissance.

Il faut donc se méfier :

  • des taux de réussite présentés sans contexte ;
  • des garanties mal expliquées ;
  • des devis incomplets ;
  • des réponses floues sur l’anonymat ;
  • des programmes où l’on ne sait pas vraiment ce qui est inclus ;
  • des cliniques qui évitent les questions sur les origines ;
  • des promesses qui minimisent la charge émotionnelle du parcours.

Une bonne clinique doit être capable de répondre clairement, calmement et précisément, y compris aux questions difficiles.


Pourquoi se faire accompagner avant de partir à l’étranger ?

Lorsqu’on est en parcours d’infertilité, on peut avoir envie d’aller vite.

Après des années d’attente, d’examens, d’échecs ou de fausses couches, il est compréhensible de vouloir passer à l’étape suivante sans perdre de temps.

Mais partir à l’étranger pour un don d’ovocytes mérite un temps de réflexion.

Se faire accompagner par une association, un professionnel de santé, un psychologue spécialisé ou une personne connaissant bien ces parcours peut permettre de poser les bonnes questions et d’éviter certaines erreurs.

L’accompagnement peut aider à clarifier :

  • le choix du pays ;
  • le choix de la clinique ;
  • la compréhension du devis ;
  • le calendrier du traitement ;
  • la question de l’anonymat ;
  • la manière de parler du don à l’enfant ;
  • les aspects émotionnels du deuil génétique ;
  • la place de chacun dans le projet parental.

L’objectif n’est pas de ralentir le parcours inutilement. L’objectif est de décider avec une information claire.


Don d’ovocytes, origines et histoire familiale : penser aussi à l’après

Pendant le parcours, tout semble tourner autour du résultat : obtenir des embryons, réussir le transfert, avoir un test positif, franchir les échographies, aller jusqu’à la naissance.

C’est normal.

Mais le don d’ovocytes ne s’arrête pas au test de grossesse.

Il s’inscrit dans une histoire familiale qui continuera après la naissance. Un jour, l’enfant pourra poser des questions. Les parents pourront ressentir le besoin d’expliquer. La famille devra peut-être trouver ses mots.

C’est pourquoi la question des origines doit être pensée dès le départ, non pas dans l’angoisse, mais avec lucidité.

Choisir un pays, c’est aussi choisir un cadre pour l’histoire future de l’enfant.

Cela ne veut pas dire qu’un modèle est forcément meilleur qu’un autre. Cela veut dire que chaque futur parent doit pouvoir choisir en connaissance de cause.


Conclusion : choisir un don d’ovocytes à l’étranger, c’est aussi choisir un cadre d’histoire familiale

Le don d’ovocytes à l’étranger peut permettre à de nombreuses femmes, couples ou femmes seules de devenir parents malgré l’infertilité, les échecs de FIV, l’âge ou l’absence de donneuses disponibles dans leur pays.

Mais ce choix ne doit pas être seulement médical ou financier.

Il doit aussi tenir compte de la question de l’anonymat, de l’accès aux origines, des informations disponibles sur la donneuse et de la manière dont l’enfant pourra comprendre son histoire plus tard.

Avant de choisir une clinique ou un pays, il est donc essentiel de poser les bonnes questions.

L’Espagne, le Portugal, la France et d’autres pays européens n’ont pas exactement les mêmes règles. Ces différences ne sont pas secondaires. Elles peuvent influencer la manière dont les parents construiront le récit de naissance de leur enfant.

Un parcours de don d’ovocytes est souvent le résultat d’un long chemin. Il mérite une information sérieuse, humaine et complète.

S’informer, comparer, poser des questions, réfléchir à l’enfant à venir : tout cela fait déjà partie du projet parental.


FAQ : don d’ovocytes à l’étranger, anonymat et accès aux origines

Le don d’ovocytes est-il toujours anonyme à l’étranger ?

Non. Les règles varient selon les pays. Certains pays prévoient un don anonyme, d’autres permettent à l’enfant devenu adulte d’accéder à certaines informations ou à l’identité du donneur ou de la donneuse.

En Espagne, l’enfant peut-il connaître l’identité de la donneuse ?

En Espagne, le don est en principe anonyme. L’enfant peut obtenir des informations générales ne permettant pas d’identifier la donneuse, mais pas son identité civile, sauf circonstances exceptionnelles prévues par la loi.

Au Portugal, l’enfant peut-il accéder à l’identité de la donneuse ?

Le droit portugais prévoit que les personnes nées d’une PMA avec don de gamètes ou d’embryons peuvent, à partir de 18 ans, obtenir des informations sur l’identification civile du donneur ou de la donneuse auprès de l’autorité compétente.

En France, le don d’ovocytes est-il anonyme ?

En France, la donneuse et les receveurs ne connaissent pas leurs identités respectives. Mais la personne née d’un don peut demander, à sa majorité, l’accès à des données non identifiantes et à l’identité du donneur ou de la donneuse, selon le cadre prévu par la loi.

Les parents choisissent-ils la donneuse d’ovocytes ?

Dans la plupart des cadres médicaux européens, les parents ne choisissent pas personnellement la donneuse. L’attribution est faite par l’équipe médicale selon des critères médicaux, phénotypiques et réglementaires.

Faut-il dire à l’enfant qu’il est né grâce à un don d’ovocytes ?

Beaucoup de professionnels recommandent aujourd’hui une parole progressive, simple et adaptée à l’âge de l’enfant. Cela permet d’intégrer son histoire naturellement, sans secret brutal ni révélation tardive.

Le don d’ovocytes garantit-il une grossesse ?

Non. Le don d’ovocytes peut augmenter les chances dans certaines situations, notamment lorsque la qualité ovocytaire est en cause, mais aucune technique de PMA ne garantit une grossesse ou une naissance.


Sources utiles

Agence de la biomédecine – Le don d’ovocytes est-il anonyme ?
https://www.agence-biomedecine.fr/fr/don-de-gametes-et-assistance-medicale-a-la-procreation/le-don-d-ovocytes-est-il-anonyme

Agence de la biomédecine – Conditions d’âge pour bénéficier d’une AMP en France
https://www.agence-biomedecine.fr/fr/don-de-gametes-et-assistance-medicale-a-la-procreation/quelles-sont-les-conditions-d-age-minimal-et-maximal-pour-pouvoir-beneficier-d-une-assistance-medicale-a-la-procreation-en-france

Espagne – Ley 14/2006 sobre técnicas de reproducción humana asistida
https://www.boe.es/buscar/act.php?id=BOE-A-2006-9292

Portugal – Lei n.º 48/2019, regime de confidentialité en PMA
https://diariodarepublica.pt/dr/detalhe/lei/48-2019-122996204

Les Cigognes de l’Espoir – Association d’aide aux personnes infertiles
https://www.lescigognesdelespoir.com

Congélation d’ovocytes à l’étranger : préserver sa fertilité quand les délais en France sont trop longs

 

 


 

Congélation d’ovocytes à l’étranger : préserver sa fertilité quand les délais en France sont trop longs

De plus en plus de femmes s’interrogent sur leur fertilité, leur âge, leur réserve ovarienne et la possibilité de conserver leurs ovocytes pour un projet d’enfant futur.

Cette démarche porte plusieurs noms : congélation d’ovocytes, vitrification ovocytaire, autoconservation ovocytaire, ou encore préservation sociétale de la fertilité lorsqu’elle n’est pas liée à une raison médicale immédiate.

Depuis la loi de bioéthique de 2021, l’autoconservation des ovocytes sans motif médical est possible en France. C’est une avancée importante. Mais dans la réalité, de nombreuses femmes se heurtent encore à une difficulté majeure : les délais d’attente.

C’est précisément le sujet abordé dans ce webinaire organisé par Les Cigognes de l’Espoir, avec le Dr Sara Ventosa, gynécologue spécialisée en PMA à CRA Barcelona, clinique de fertilité située à Barcelone.

🎥 Voir le replay du webinaire :
https://www.youtube.com/watch?v=QSMWfhY2fZs


Pourquoi de plus en plus de femmes veulent préserver leur fertilité ?

Le désir d’enfant ne suit pas toujours le calendrier biologique.

Certaines femmes ne sont pas encore prêtes à devenir mères. D’autres n’ont pas rencontré le bon partenaire, traversent une période personnelle complexe, souhaitent d’abord stabiliser leur vie professionnelle ou veulent simplement se donner plus de temps avant un projet de maternité.

Mais la fertilité féminine, elle, évolue avec l’âge.

Avec les années, la quantité et la qualité des ovocytes diminuent progressivement. C’est pourquoi certaines femmes souhaitent congeler leurs ovocytes à un âge où leur potentiel de fertilité est encore meilleur, afin de pouvoir éventuellement les utiliser plus tard dans le cadre d’une PMA.

La congélation d’ovocytes peut donc représenter une possibilité précieuse. Mais il faut le dire clairement : ce n’est pas une garantie de maternité future.

Elle permet de conserver des ovocytes à un moment donné. Les chances de grossesse ultérieure dépendront ensuite de nombreux facteurs : âge au moment de la ponction, réserve ovarienne, nombre d’ovocytes vitrifiés, qualité ovocytaire, survie après décongélation, fécondation, qualité embryonnaire et situation médicale au moment du projet de grossesse.


Qu’est-ce que la congélation d’ovocytes ?

La congélation d’ovocytes consiste à prélever des ovocytes après stimulation ovarienne, puis à les conserver par une technique appelée vitrification.

La vitrification est une congélation ultra-rapide qui permet de conserver les ovocytes dans des conditions adaptées, en vue d’une éventuelle utilisation future.

Le parcours comprend généralement plusieurs étapes :

  • une première consultation médicale ;
  • une évaluation de la réserve ovarienne ;
  • des examens hormonaux et échographiques ;
  • une stimulation ovarienne pendant plusieurs jours ;
  • un suivi médical par échographies et prises de sang ;
  • une ponction ovocytaire ;
  • la vitrification des ovocytes matures obtenus ;
  • leur conservation pour une utilisation ultérieure éventuelle.

Si ces ovocytes sont utilisés plus tard, ils devront être décongelés, fécondés en laboratoire, puis les embryons obtenus pourront éventuellement être transférés dans l’utérus dans le cadre d’un parcours de PMA.


Que permet la loi française sur l’autoconservation des ovocytes ?

En France, l’autoconservation des gamètes sans motif médical est autorisée depuis la loi de bioéthique de 2021.

Pour les femmes, l’autoconservation des ovocytes sans motif médical est possible à partir du 29e anniversaire et jusqu’au 37e anniversaire.

Cette possibilité concerne les femmes qui souhaitent préserver leurs ovocytes sans qu’il existe nécessairement une maladie ou un traitement menaçant leur fertilité.

Il faut distinguer deux situations :

  • la préservation médicale de la fertilité, par exemple avant certains traitements pouvant altérer la fertilité ;
  • l’autoconservation ovocytaire sans motif médical, liée à un choix personnel, à une anticipation ou à un projet parental différé.

Sur le papier, cette ouverture est une avancée majeure. Mais entre le droit théorique et l’accès réel à la procédure, il peut exister un écart important.


Pourquoi les délais en France posent-ils problème ?

Lorsqu’une femme souhaite préserver sa fertilité, le temps compte.

Or, en France, les délais d’accès à l’autoconservation ovocytaire peuvent être longs, parfois très longs selon les régions et les centres.

Le problème n’est pas seulement le délai pour obtenir un premier rendez-vous. Ce qui compte vraiment, c’est le délai complet entre :

  • la première demande ;
  • le premier rendez-vous ;
  • les examens préalables ;
  • l’entrée effective dans le programme ;
  • la stimulation ovarienne ;
  • la ponction ;
  • la vitrification réelle des ovocytes.

Pour une femme de 34, 35 ou 36 ans, ou pour une femme qui découvre une réserve ovarienne plus faible que prévu, plusieurs mois d’attente peuvent être source d’inquiétude.

Certaines femmes pensent être “dans les temps” parce qu’elles ont fait une demande. Mais tant que la ponction n’a pas eu lieu et que les ovocytes ne sont pas vitrifiés, la fertilité continue d’évoluer.

C’est pourquoi il est important de ne pas raisonner uniquement en date de premier rendez-vous, mais en délai réel jusqu’à la congélation effective des ovocytes.


Pourquoi envisager une congélation d’ovocytes à l’étranger ?

Se renseigner sur la congélation d’ovocytes à l’étranger ne signifie pas forcément partir se faire traiter hors de France.

Cela signifie d’abord s’informer, comparer, poser les bonnes questions et comprendre les options possibles.

Certaines femmes envisagent l’étranger parce qu’elles sont confrontées à des délais trop longs en France. D’autres souhaitent obtenir un avis médical plus rapidement, comparer les organisations, ou comprendre ce qui est possible dans un pays voisin comme l’Espagne.

L’Espagne fait partie des pays souvent évoqués dans les parcours de PMA à l’étranger, notamment pour la FIV, le don d’ovocytes et la préservation de la fertilité.

Dans ce webinaire, le Dr Sara Ventosa, gynécologue spécialisée en PMA à CRA Barcelona, explique les grandes étapes de la congélation d’ovocytes et les questions que les femmes doivent se poser avant de décider.

L’objectif n’est pas de pousser à partir à l’étranger. L’objectif est d’aider chaque femme à disposer d’une information claire pour prendre une décision éclairée.


À quel âge faut-il s’informer sur la préservation de la fertilité ?

Il n’existe pas une réponse unique valable pour toutes les femmes.

Mais il est préférable de s’informer suffisamment tôt, idéalement avant que l’urgence ne soit déjà là.

Beaucoup de femmes découvrent tardivement que la fertilité diminue avec l’âge, ou que les délais d’accès à l’autoconservation peuvent être longs. Certaines commencent à se poser des questions à 34, 35 ou 36 ans, au moment où chaque mois peut sembler compter davantage.

S’informer ne signifie pas forcément faire une congélation d’ovocytes. Cela peut simplement permettre de faire un bilan, de comprendre sa réserve ovarienne, d’évaluer ses possibilités et de savoir si cette option a du sens dans sa situation personnelle.

Un bilan de fertilité peut notamment comporter une prise de sang hormonale, une évaluation de l’AMH, une échographie avec compte des follicules antraux, et une consultation médicale spécialisée.


La congélation d’ovocytes est-elle une assurance maternité ?

Non.

C’est un point essentiel.

La congélation d’ovocytes peut augmenter les possibilités futures, mais elle ne garantit pas une grossesse.

Le nombre d’ovocytes congelés, leur qualité, l’âge au moment de la ponction et la situation médicale future auront un impact important sur les chances de réussite.

Il faut donc se méfier des discours trop simplistes. Le bon message n’est pas : “congelez vos ovocytes et tout sera réglé”.

Le bon message est plutôt : “informez-vous assez tôt pour savoir si cette option peut être pertinente pour vous, avec ses possibilités, ses limites et ses incertitudes”.

C’est aussi l’un des objectifs des Cigognes de l’Espoir : donner une information sérieuse, sans dramatiser, sans culpabiliser, mais sans minimiser non plus l’impact du temps sur la fertilité féminine.


Ce que vous apprendrez dans le replay du webinaire

Dans ce replay, plusieurs questions concrètes sont abordées :

  • qu’est-ce que la préservation sociétale de la fertilité ?
  • quelle différence entre préservation médicale et non médicale ?
  • que permet la loi française ?
  • quelles sont les limites d’âge en France ?
  • pourquoi les délais d’attente peuvent-ils poser problème ?
  • quelle différence entre premier rendez-vous et ponction réelle ?
  • à partir de quel âge faut-il vraiment s’interroger ?
  • comment évaluer sa réserve ovarienne ?
  • comment se déroule une stimulation ovarienne ?
  • que se passe-t-il lors de la ponction ovocytaire ?
  • combien d’ovocytes peut-il être utile de conserver ?
  • quelles sont les chances et les limites de la vitrification ovocytaire ?
  • quelles options existent à l’étranger ?
  • quelles questions poser à une clinique avant de décider ?

🎥 Voir le replay complet :
https://www.youtube.com/watch?v=QSMWfhY2fZs


À qui s’adresse ce replay ?

Ce replay peut intéresser :

  • les femmes qui souhaitent congeler leurs ovocytes ;
  • les femmes qui s’interrogent sur leur fertilité après 30 ans ;
  • les femmes célibataires qui n’ont pas encore de projet parental immédiat ;
  • les femmes en couple mais pas encore prêtes à devenir mères ;
  • les femmes qui approchent de 35 ans ;
  • les femmes qui ont déjà commencé une démarche en France mais rencontrent des délais ;
  • les femmes qui veulent comprendre les possibilités à l’étranger ;
  • les personnes qui souhaitent comparer la France et l’Espagne ;
  • les femmes concernées par la PMA, la FIV ou un futur don d’ovocytes ;
  • toute personne qui veut recevoir une information claire avant de prendre une décision.

Pourquoi ce sujet concerne aussi les parcours de don d’ovocytes ?

Ce blog parle notamment du don d’ovocytes à l’étranger. La préservation de la fertilité est un sujet différent, mais il est directement lié aux parcours de fertilité féminine.

Beaucoup de femmes découvrent trop tard qu’elles auraient peut-être pu préserver leurs ovocytes plus tôt. Certaines arrivent ensuite en parcours de PMA avec une réserve ovarienne très diminuée, des échecs répétés ou une indication de don d’ovocytes.

Bien sûr, toutes les situations sont différentes. Il ne s’agit pas de dire qu’une congélation d’ovocytes aurait toujours évité un don d’ovocytes. Ce serait faux.

Mais mieux informer les femmes sur leur fertilité, leur âge reproductif, leur réserve ovarienne et les possibilités de préservation peut permettre à certaines de mieux anticiper, de poser les bonnes questions plus tôt, et de ne pas découvrir trop tard certaines options.

C’est pourquoi la préservation de la fertilité mérite d’être mieux connue.


Les Cigognes de l’Espoir : informer sans pression ni fausses promesses

Les Cigognes de l’Espoir est une association d’aide aux personnes confrontées à l’infertilité.

Depuis de nombreuses années, l’association informe et accompagne les femmes, les hommes et les couples dans leurs parcours de PMA, de FIV, de don d’ovocytes, de don de sperme, de don d’embryons et de traitements en France ou à l’étranger.

L’objectif est d’apporter une information claire, accessible et humaine, pour permettre à chacun de mieux comprendre les solutions possibles.

Site des Cigognes de l’Espoir :
https://www.lescigognesdelespoir.com


CRA Barcelona et le Dr Sara Ventosa

Le webinaire est animé avec le Dr Sara Ventosa, gynécologue spécialisée en PMA à CRA Barcelona.

CRA Barcelona est une clinique de fertilité située à Barcelone, en Espagne, qui accompagne des patientes dans différents parcours de PMA, dont la FIV, le don d’ovocytes et la préservation de la fertilité.

Site de CRA Barcelona :
https://www.cra.barcelona/fr


FAQ : congélation d’ovocytes et préservation de la fertilité

La congélation d’ovocytes permet-elle d’être sûre d’avoir un enfant plus tard ?

Non. La congélation d’ovocytes n’est pas une garantie de maternité future. Elle permet de conserver des ovocytes à un âge donné, mais les chances de grossesse dépendront ensuite de nombreux facteurs.

Quel est le meilleur âge pour congeler ses ovocytes ?

Il est généralement préférable de s’informer tôt, car l’âge a un impact sur la qualité ovocytaire. La situation doit toutefois être évaluée individuellement avec un médecin spécialiste de la fertilité.

Peut-on congeler ses ovocytes en France sans raison médicale ?

Oui, l’autoconservation des ovocytes sans motif médical est possible en France depuis la loi de bioéthique de 2021, dans un cadre d’âge précis.

Pourquoi certaines femmes regardent-elles les options à l’étranger ?

Certaines femmes se renseignent sur l’étranger en raison des délais d’attente en France, du besoin d’obtenir un avis plus rapide, ou pour comparer les possibilités médicales et pratiques.

Quelle est la différence entre congélation d’ovocytes et don d’ovocytes ?

La congélation d’ovocytes consiste à conserver ses propres ovocytes pour une utilisation future éventuelle. Le don d’ovocytes concerne une PMA réalisée avec les ovocytes d’une donneuse.

Faut-il faire un bilan de fertilité avant de décider ?

Oui, un bilan peut être utile pour évaluer la réserve ovarienne et discuter avec un spécialiste de l’intérêt réel d’une congélation d’ovocytes dans une situation personnelle donnée.


Voir le replay du webinaire

Pour mieux comprendre la congélation d’ovocytes, les délais en France, les possibilités à l’étranger et les limites de la préservation de la fertilité, vous pouvez regarder le replay complet du webinaire avec le Dr Sara Ventosa.

🎥 Replay YouTube :
https://www.youtube.com/watch?v=QSMWfhY2fZs


Sources utiles

Agence de la biomédecine – Autoconservation des gamètes et AMP
https://agence-biomedecine.fr/fr/don-de-gametes-et-assistance-medicale-a-la-procreation/qu-est-ce-que-l-autoconservation-des-gametes

Ameli – Autoconservation des gamètes et tissus germinaux en vue d’une AMP
https://www.ameli.fr/assure/sante/devenir-parent/concevoir-un-enfant/procreation-medicalement-assistee-pma-amp/autoconservation-des-gametes-et-tissus-germinaux-en-vue-d-une-amp

Ameli – Autoconservation des gamètes sans motif médical
https://www.ameli.fr/assure/remboursements/rembourse/assistance-medicale-la-procreation-amp/autoconservation-des-gametes-sans-motif-medical

CRA Barcelona – Site officiel
https://www.cra.barcelona/fr

Les Cigognes de l’Espoir
https://www.lescigognesdelespoir.com


 

jeudi 2 juillet 2026

Les émotions en PMA : découvrir l’EFT pour mieux vivre son parcours



Lorsque l’on parle de PMA, de FIV ou de don d’ovocytes à l’étranger, on évoque très souvent les examens médicaux, les traitements, les protocoles, les résultats, les délais ou encore le choix de la clinique.

Mais il y a une autre dimension, parfois plus silencieuse, qui accompagne tout le parcours : ce qui se passe à l’intérieur de soi.

L’attente, la peur de l’échec, la culpabilité, l’épuisement, les montagnes russes émotionnelles, la difficulté à continuer à vivre normalement pendant les traitements… Beaucoup de personnes engagées dans un parcours de PMA connaissent ces émotions, sans toujours savoir comment les exprimer ni comment les traverser.

Dans ce webinaire organisé par l’association Les Cigognes de l’Espoir, Philippe Roussel, vice-président de l’association, reçoit Amandine Pinel, doula spécialisée dans l’accompagnement émotionnel en périnatalité, praticienne en hypnose et en EFT, et autrice du livre Dans la tempête émotionnelle de la PMA.

🎥 Le webinaire est à voir ici :
https://www.youtube.com/watch?v=XRKLvH43ppw

Au cours de cet échange, plusieurs questions importantes sont abordées :

  • pourquoi la PMA ne peut pas être réduite à un simple parcours médical ;

  • pourquoi les phrases comme “il faut lâcher prise” peuvent être insuffisantes, voire difficiles à entendre ;

  • ce qu’est l’EFT et comment cet outil peut aider à mieux accueillir certaines émotions ;

  • comment un accompagnement émotionnel peut soutenir les personnes engagées dans un parcours de PMA ;

  • comment est né le livre Dans la tempête émotionnelle de la PMA.

L’EFT, ou Emotional Freedom Techniques, est une pratique d’accompagnement émotionnel qui associe verbalisation des ressentis et stimulation de points précis du corps par tapotements. Elle ne remplace évidemment pas un suivi médical, mais elle peut constituer un outil complémentaire pour mieux traverser certaines périodes de stress, d’angoisse ou de surcharge émotionnelle.

Dans un parcours de PMA, et plus encore lorsque celui-ci se déroule à l’étranger, les émotions peuvent être nombreuses : organisation du voyage, rendez-vous médicaux, attente des résultats, gestion du couple, solitude, espoirs, déceptions, décisions difficiles…

Prendre soin de soi émotionnellement n’est donc pas un luxe. C’est souvent une condition importante pour ne pas se perdre dans le parcours.

📚 Pour découvrir le travail d’Amandine Pinel :

Site internet :
https://amandine-bien-naitre-doula.fr

Contact :
amandine.bien.naitre@gmail.com

Instagram :
@amandine.bien.naitre

Livre Dans la tempête émotionnelle de la PMA :
https://lc.cx/tempetePMA

Les émotions ne sont pas un problème à éliminer. Elles font partie du parcours. Mais il est possible d’apprendre à les traverser autrement, avec davantage de douceur, de compréhension et de soutien.

🎥 Voir le webinaire complet :
https://www.youtube.com/watch?v=XRKLvH43ppw

 

 


lundi 22 juin 2026

FIV et Don d'ovocytes à l'étranger : Comment choisir la bonne clinique en 2026 ?

 Le parcours de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) est souvent un chemin semé d'embûches. 

Face aux délais d'attente parfois très longs en France ou aux critères d'âge stricts, de nombreux couples et femmes célibataires se tournent vers la FIV (Fécondation In Vitro) avec don d'ovocytes à l'étranger.
Mais face à la multitude d'offres en Europe, comment s'y retrouver ? Voici les critères essentiels pour bien choisir votre clinique de fertilité et maximiser vos chances de réussite.

 Pourquoi faire un don d'ovocytes à l'étranger ?

Plusieurs raisons poussent les futurs parents à franchir les frontières pour une PMA :


 * **Les délais d'attente :**

 Dans certains pays, il n'y a presque pas de liste d'attente pour obtenir des ovocytes, contrairement à la France où le délai peut atteindre plusieurs années.


 * **Le taux de réussite :**

 Certaines cliniques étrangères disposent de laboratoires de pointe à la pointe de la technologie.


 * **La législation :**

 L'accès à la PMA pour les femmes célibataires ou les couples de femmes est parfois plus souple ou plus ancien dans d'autres pays européens.

 Quelles sont les destinations les plus prisées en Europe ?


Chaque pays possède ses propres spécificités juridiques et médicales :


 1. **L'Espagne :**

 C'est la destination historique et leader en Europe. Les cliniques espagnoles disposent de banques d'ovocytes très importantes et d'un excellent suivi en français.


 2. **La République Tchèque :**

 Très prisée pour son rapport qualité/prix. Les cliniques à Prague ou Brno offrent des soins de haute qualité à des tarifs souvent plus abordables qu'en Espagne.


 3. **Le Portugal :**

 Depuis quelques années, le Portugal attire de nombreux patients français, notamment parce que la législation y autorise le don d'ovocytes non anonyme (permettant à l'enfant d'accéder à ses origines à sa majorité).


Les 4 critères pour bien choisir votre clinique de PMA


Pour éviter les mauvaises surprises, voici les points à vérifier avant de signer un contrat :


 1. Les taux de réussite par tranche d'âge

Ne vous fiez pas au "taux de réussite global" affiché en gros sur les brochures. Demandez spécifiquement le taux de réussite pour le **don d'ovocytes avec transfert d'embryon frais ou congelé** correspondant à votre situation.


 2. L'accompagnement en langue française

Le stress est le pire ennemi de la fertilité. Il est capital que la clinique vous attribue un coordinateur ou une coordinatrice francophone dédiée pour répondre à vos questions par email ou téléphone à chaque étape du protocole.


3. La transparence des tarifs

Un devis pour une FIV à l'étranger doit tout inclure. Vérifiez si le prix comprend : la stimulation de la donneuse, la culture prolongée des embryons (jusqu'au stade de blastocyste J5), la vitrification (congélation) des embryons surnuméraires et les traitements médicamenteux.


4. Les critères de sélection de la donneuse

Renseignez-vous sur la manière dont les donneuses sont sélectionnées (tests génétiques, examens psychologiques et médicaux) pour vous assurer une sécurité maximale.


Conclusion : Prenez le temps de comparer

Partir à l'étranger pour un don d'ovocytes est un projet de vie majeur. N'hésitez pas à contacter deux ou trois cliniques pour un premier rendez-vous (souvent gratuit en visioconférence) afin de tester leur réactivité et leur humanité.

 Informations pratiques :

 Pensez également à vous renseigner auprès de l'Assurance Maladie en France (CNSE) avant votre départ, car sous certaines conditions, une prise en charge partielle des soins à l'étranger est possible via le dossier de soins transfrontaliers.